Comment l’Homme de Néandertal faisait (vraiment) du feu | Slate.fr

On savait déjà qu’il ne se contentait pas de frotter deux silex, mais on ignorait jusqu’à présent que l’homme de Néandertal, cet hominidé dont nous avons tous un peu d’ADN, avait une maîtrise poussée de la pratique du feu.

[…]

Cette découverte amène à reconsidérer les capacités cognitives et les compétences techniques des hommes de Néandertal, poursuit l’article, dans la mesure où collecter ce métal pour faire du feu n’avait rien d’intuitif ni d’évident à l’époque. Cette réévaluation de la vie quotidienne de Neandertal complète d’autres études récentes sur son alimentation, qui était composée de légumes et pas seulement de protéines animales, et sur son utilisation du langage, dont la nature et le niveau de développement restent débattus.

Source : Comment l’Homme de Néandertal faisait (vraiment) du feu | Slate.fr

Dans les souterrains de la Première Guerre mondiale | National Geographic

Prière de pierre

Prière de pierre

Photo 1/15© © Jeffrey Gusky

Sculpté dans une chapelle souterraine, ce soldat français est l’une des œuvres décorant de nombreux tunnels abandonnés, sous la ligne de front occidentale.

Voir les 14 autres photos : Sur le chemin des dames – Dans les souterrains de la Première Guerre mondiale – National Geographic

How Did the Allies Treat Their Prisoners in World War One?

Comme les expériences des prisonniers alliés en Turquie et en Allemagne pendant la Première Guerre mondiale, les histoires de prisonniers de guerre des puissances centrales sont largement inconnues. On estime que 2,5 millions de soldats de l’armée austro-hongroise et 200.000 soldats allemands étaient des prisonniers de la Russie. Il y avait environ 1,2 millions d’Allemands détenus pendant la guerre en France et en Grande-Bretagne.

Austrian POWs in Russia, 1915. Photo by Sergei Mikhailovich Prokudin-Gorskii

Like the experiences of Allied prisoners in Turkey and Germany during the First World War, the stories of POWs from the Central Powers are largely unknown. It is estimated that 2.5 million soldiers of the Austro-Hungarian Army and 200,000 German soldiers were prisoners of Russia. There were about 1.2 million Germans held during the war  in France and Britain.

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1498 ou l’autre « Nouveau Monde »

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En 1498, Vasco de Gama débarque à Calicut en Inde. Parti chercher des « chrétiens et des épices », il trace une nouvelle route maritime, permettant la circumnavigation de l’Afrique.

Compte-rendu de Jean-Louis Margolin et Claude Markovits, Les Indes et l’Europe. Histoires connectées, XVe-XXIe siècle, Folio.

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Blog de M@rcel : des technologies et des pédagogies qui travaillent ensemble

Dans ce Blog, j’ai plusieurs fois documenté la « méthode » des Classes inversées. Dans ce nouvel essai, j’essaierai de répondre à celles et ceux qui nous disent régulièrement « Mais, les classes inversées, ça existe depuis longtemps … ». Ma réponse est : Oui, sans aucun doute.

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Jean-Pierre Vernant : Une histoire d’Ulysse pour les enfants

Dans le nouveau théâtre de Montreuil, en 2001, Jean-Pierre Vernant racontait l’histoire d’Ulysse à un public d’enfants. Dans l’émission « Histoire d’écoutes », Jean-Pierre Vernant racontait l’histoire d’Ulysse à des enfants, un enregistrement de 2001. Une perle.

L’émission : http://ift.tt/1SKR9zv

Umberto Eco, Internet et éducation

Comme le dit fort justement Martin Lessard, «la disparition d’Umberto Eco fait baisser à lui tout seul la moyenne du QI planétaire». Rendons-lui hommage en lui donnant la parole et plus particulièrement sur la question de l’Internet et de l’éducation. 


Umberto Eco (5 janvier 1932 – 19 février 2016)

Umberto Eco: «L’utilisateur voit la technologie comme de la magie» | Zéro Seconde

Pour Umberto Eco,  «Internet est le scandale d’une mémoire sans filtrage, où on ne distingue pas l’erreur de la vérité.»  À l’avenir, disait-il  l’éducation aura pour but d’apprendre l’art du filtrage.

«Ce n’est plus nécessaire d’enseigner où est Katmandou, ou qui a été le premier roi de France après Charlemagne, parce qu’on le trouve partout. En revanche, on devrait demander aux étudiants d’examiner quinze sites afin qu’ils déterminent lequel, selon eux, est le plus fiable. Il faudrait leur apprendre la technique de la comparaison.»

C’est le problème fondamental du Web. «Toute l’histoire de la culture a été celle d’une mise en place de filtres. La culture transmet la mémoire, mais pas toute la mémoire, elle filtre.» Sur le Web, nous sommes dans la situation de devoir filtrer seuls une information «tellement ingérable vu son ampleur que, si elle n’arrive pas filtrée, [qu’]elle ne peut pas être assimilée.»

Simone Lagrange, déportée et témoin-clé du procès Barbie, est décédée

Née en 1930, Simone Lagrange a été déportée à l’âge de 13 ans à Aushwitz-Birkenau, en Pologne.

Elle a été torturée durant des jours par Klaus Barbie, surnommé «le boucher de Lyon». Elle a survécu et a témoigné avec force au procès de son bourreau. «Barbie a tiré sur la résille qui retenait mes longs cheveux blonds. Ils se sont déroulés, il a tiré dessus de toutes ses forces et j’ai reçu la première paire de gifles de ma vie. Mon père a tenté de s’interposer, on lui a mis un revolver sur la tempe», rapportait Libération en 1987 de son témoignage devant la cour d’Assises de Lyon.

VIDEO. Extrait de «Moi petite fille de 13 ans, Simone Lagrange témoigne d’Auschwitz»

Moi petite fille de 13 ans, Simone Lagrange témoigne d’Auschwitz, 90′ FRANCE 2 from Chef monteuse on Vimeo.

Depuis, elle a consacré une bonne partie de sa vie à témoigner. D’abord, en parcourant les établissements scolaires pour y raconter les horreurs de la Shoah. Puis en publiant en 1997, «Coupable d’être née», le récit de son adolescence dans un camp de concentration. La rescapée était également présidente de l’Amicale des déportés d’Aushwitz-Birkenau et des camps de Haute-Silésie. En 2010, son témoignage a fait l’objet d’un documentaire : «Moi petite fille de 13 ans : Simone Lagrange témoigne d’Auschwitz». Un film récompensé la même année au festival du fil d’histoire de Pessac.

Simone Lagrange, présidente de l’Amicale des déportés d’Auschwitz-Birkenau en 2012. Photo DL/Ly REAKSMEI

En 2012 encore, Simone Lagrange prenait la parole lors d’une commémoration de la libération des camps. Elle dénonçait alors la montée des fascismes en Europe :

« Aujourd’hui en Ukraine, en Russie, des groupuscules fascistes se retrouvent, souvent le regard indifférent des gens. En Slovaquie, en Hongrie, on fait renaître les fers de lance existant durant la dernière guerre mondiale. En Roumanie, des sortes de ghettos sont construits pour y enfermer des Roms. En Autriche, à Brennau ville natale d’Hitler, un musée rappelle maintenant sa naissance. Les voyous de l’extrême-droite ne se cachent plus. En Allemagne, des nazillons sont là. J’ai vu qu’ils avaient même des camps d’entraînement. Ils ont aussi des insignes et des drapeaux qui rappellent le passé. Et en France, chez nous, à Lyon, un des leurs défile, avec ses amis sur les quais du Rhône. Lyon, ville de Résistance, a dans son assemblée régionale un conseiller fasciste, exclu du FN, si c’est vous dire ! En Angleterre, des groupes importants d’extrême-droite tiennent des réunions publiques. Pendant qu’en Savoie dans une auberge en deux fois déjà, des Anglais boivent à la mémoire du Führer. L’aubergiste ne se rend compte de rien, sinon de l’argent qui tombe dans sa caisse. Le cercle se referme ! Il est plus que temps de se réveiller ! N’attendons pas que le danger nous retombe dessus, la dernière fois, on nous a dit : Nous ne savions pas. Aujourd’hui, on ne peut plus dire cela ! » (Le discours choc de Simone Lagrange, survivante d’Auschwitz | Le Dauphiné)

Source : Simone Lagrange, déportée et témoin-clé du procès Barbie, est décédée | Le Parisien

L’élève est un écrivain | Ralentir travaux : le blog

Yann Houry reprends sur son blog dix propositions qui fondent sa conception de l’école numérique. Voici la première.

L’élève est un écrivain

Le numérique, c’est le retour à la case Gutenberg. Nos enfants se doivent donc d’écrire et d’écrire beaucoup dans des situations très diverses : ils tweetent, mettent à jour leur statut, ils bloguent, ils ont peut-être un journal (quelle merveilleuse application que Day One), ils notent (avec Evernote, OneNote, Keep, etc.), ils rédigent pour l’école (sur leurs copies numériques), ils font des livres eux-mêmes avec un simple traitement de texte (et l’extension idoine) ou une app comme Bookcreator, ils participent à une encyclopédie libre et gratuite, ils m’écrivent à moi, leur professeur (via le mail, le chat, l’ENT…), etc.

couverture-contes

Jamais un enfant n’a eu autant besoin de maîtriser les codes de l’écrit, de la typographie et de l’orthographe. Il doit avoir du style (au double sens du terme : il use les styles de son traitement de texte et possède une belle plume). Aussi doit-il savoir utiliser dictionnaires numériques et logiciels d’aide à la rédaction. Antidote est l’application rêvée pour cette maîtrise du langage. On sait qu’une simple faute d’orthographe dans un tweet peut vous faire devenir la risée du pays tout entier. Quelques personnalités politiques l’ont récemment expérimenté.

Lire les autres : 10 propositions pour le numérique à l’école | Ralentir travaux : le blog

Ce que racontent les «rouleaux d’Auschwitz» | Slate.fr

Certains membres des Sonderkommandos, les unités spéciales d’Auschwitz chargées de brûler les cadavres, ont réussi à laisser un témoignage des atrocités que les nazis leur faisaient commettre.

Ce que l’on appelle les «Rouleaux d’Auschwitz» sont plusieurs documents de différentes natures, réalisés par des membres du Sonderkommando, ou unité spéciale, un groupe de prisonniers principalement juifs obligés de travailler dans les crématoriums d’Auschwitz-Birkenau. (Les Rouleaux ont inspiré le film Le fils de Saul, Grand Prix du dernier Festival de Cannes et qui vient d’être nominé pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.)

Ces écrits furent enfouis dans le sol des crématoires en 1944. Entre 1945 et 1980, huit cachettes de documents de cinq auteurs identifiés ont été découvertes, la plupart du temps par hasard; peu de ceux qui en connaissaient l’existence avaient survécu. Comme le montre notre ouvrage publié récemment, Matters of Testimony: Interpreting the Scrolls of Auschwitz, les documents enterrés à Auschwitz permettent de voir sous un angle nouveau et primordial le Sonderkommando et les témoignages de la Shoah.

Les récits des survivants du Sonderkommando d’Auschwitz sont principalement des réactions d’horreur et d’incompréhension face à leur abjecte situation. Les gardes étaient souvent décrits comme des brutes avinées, qui avaient trahi leurs coreligionnaires juifs en échange d’un sursis de quelques mois. Les auteurs les plus compréhensifs les présentaient quand même comme des hommes traumatisés et dépourvus d’émotions, et les survivants de l’unité spéciale eux-mêmes racontèrent souvent qu’ils n’avaient été capables de supporter leur sort qu’en abandonnant toute vie intérieure. Les Rouleaux d’Auschwitz nous offrent la possibilité d’entendre les vraies voix de membres des Sonderkommandos, depuis ce qu’ils décrivaient eux-mêmes comme le cœur de l’enfer. Loin des automates qu’en a fait la légende, on peut ici les voir comme des humains, qui pensent et qui ressentent.

Il est communément admis aujourd’hui que la Shoah est impossible à représenter. Les tentatives de représentation sont toujours accusées d’être des trahisons des expériences des victimes. Les Rouleaux nous montrent que certaines de ces victimes, pendant qu’elles le vivaient, ont fait tout leur possible pour faire savoir ce dont elles étaient les témoins.

Ces extraits donnent une idée de l’éventail d’écrits que produisit le Sonderkommando.

Lire ces extraits : Ce que racontent les «rouleaux d’Auschwitz» | Slate.fr

Illustration : Auschwitz-Birkenau State Memorial Museum