À l’heure où l’histoire globale connaît un essor remarquable, Chloe Maurel en retrace l’histoire, en identifie les origines, afin de bien voir par quoi ce courant innove et par quoi il s’inscrit dans une continuité par rapport à l’historiographie passée.
Cette recherche, qui adopte la perspective de la sociologie des usages, s’appuie sur une enquête à la fois par questionnaire et par entretiens pour sonder les usages numériques des lycéens de l’enseignement secondaire général en France. Deux objectifs sont visés : d’une part, grâce aux données empiriques obtenues, un état des lieux des usages numériques des jeunes est conduit. D’autre part, cette étude investigue de quelles façons les outils numériques sont utilisés pour le travail à la maison et pour l’apprentissage des langues étrangères. Les résultats mettent au jour une déconnexion entre usages des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) entre la sphère privée et la sphère scolaire.
Cet article présente les résultats d’une recherche sur les utilisations des versions électroniques du manuel scolaire par des enseignants en collège ou lycée. Une analyse qualitative permet d’identifier des avantages techniques et pédagogiques perçus. L’étude permet aussi d’aborder les besoins exprimés en termes de fonctionnalités complémentaires attendues.
Marquée par l’expérience de la déportation, occupant une place presque mythique dans le champ psychanalytique français, la psychanalyste Anne-Lise Stern est morte à Paris le 6 mai.
Lyonel Kaufmann‘s insight:
«Naître, c’est naître après, disait-elle, c’est-à-dire après Auschwitz. Aussi bien devint-elle psychanalyste selon une perspective qui consistait toujours à faire du savoir transmis ou appris « un savoir déporté ». »
A la lecture de ce portrait nécrologique, je découvre une grande dame. Respect et tous mes hommages, Madame Stern.
Benoit Lucien Vaillot, de Sciences Po Lyon – Université Lumière Lyon 2, nous offre un compte-rendu de l’ouvrage de Philippe Delisle Bande dessinée franco-belge et imaginaire colonial. Des années 1930 aux années 1980.
Depuis une quinzaine d’années, des historiens : Nicolas Bancel, Pascal Blanchard ou encore Sandrine Lemaire en tête, développent le concept de « culture coloniale » qui dépasse la seule propagande coloniale. Ce concept permet d’appréhender la diffusion, l’imprégnation, l’acculturation de l’idée coloniale en France. L’étude historique de la « culture coloniale » n’a ainsi pas tant un rapport avec la colonisation en elle-même mais avec ses représentations. L’ouvrage Bande dessinée franco-belge et imaginaire colonial. Des années 1930 aux années 1980 s’inscrit dans cette historiographie, ce que son auteur Philippe Delisle revendique dès l’introduction.
Le jeudi 16 mai 2013 sera diffusée, dans le cadre de « Radio Goliards », une émission intitulée « Bande dessinée et Histoire » sur Radio Libertaire (89.4) à 16h30. Adrien Genoudet nous présente l’émission, mais surtout son billet comporte une intéressante bibliographie en relation avec le question Bande dessinée et Histoire. Son billet : Émission « Bande dessinée et Histoire » – 16 mai 2013 | Fovéa.
Ce billet présente un aperçu de ressources Internet pour les historiens de l’art médiéval. Il est sous la forme d’un «work in » et s’adresse aux chercheurs et aux étudiants. La liste actuelle des ressources sera complétée, modifiée, remodelée (ainsi que les catégories proposées) et ouverte aux propositions des lecteurs afin de rendre cet outil utile à toute activité scientifique quotidienne. Si le billet est en anglais, les ressources proposées sont multilingues.
Il s’agit d’un très intéressant et utile outil de veille sur les ressources en lignes pour le moyen-âge.
Jan Hodel nous apprend aujourd’hui la triste nouvelle du décès, après une longue maladie, de notre estimé collègue bâlois Peter Haber.
Historien, Peter Haber a grandi et travaillé à Bâle. Histnet m’apprend également qu’il a travaillé comme journaliste, spécialistes de la communication. Concernant ses champs de compétence historiques, il est particulièrement connu concernant ses travaux sur l’impact des médias électroniques sur les sciences historiques. Vous trouverez sur ce blog une traduction française de ses Thèses sur les sciences historiques à l’ère digitale. et sur HistNet son C.V.
Avec Jan Hodel, il est pour moi un des précurseurs et principaux inspirateurs de ces Humanités Digitales (Digital Humanities) ou humanités numériques qui prennent aujourd’hui de l’ampleur. A ce titre, ses travaux sont comparables à ceux de Roy Rosenzweig (1950-2007), lui aussi trop tôt disparu et fondateur en 1994 du Center for History and New Media.
A son collègue Jan Hodel et à sa famille vont toute ma sympathie et mes pensées en ces moments difficiles.