Revue de presse : Pédagogie inversée avec Youtube : une vraie émulation en classe

Quel est l’intérêt pour les élèves ? Est-ce que la péda­go­gie inver­sée amé­liore leur réussite ?

«J’enseigne en 7e année depuis 16 ans et je constate tous les jours que les élèves ont besoin de répé­ti­tion pour bien assi­mi­ler les notions. Avec la vidéo, ils n’hésitent plus à m’interrompre : dès qu’ils n’ont pas com­pris, ils peuvent cli­quer sur pause, revoir le cours et pro­gres­ser à leur rythme. Autre aspect posi­tif : cela me per­met de mettre en pra­tique le cours avec des exer­cices ou des acti­vi­tés. Je maxi­mise alors le temps auprès de mes élèves. Avant, je voyais les élèves en dif­fi­cul­tés avant ou après la classe : c’était épui­sant pour eux comme pour moi. Aujourd’hui, je cir­cule plus au milieu des élèves et j’ai du temps à consa­crer à ceux qui ont des dif­fi­cul­tés. Les meilleurs n’ont pas besoin d’attendre le groupe car pour chaque module, j’indique l’intégralité des vidéos dis­po­nibles et je pré­pare des fiches d’enrichissement. Comme je veille à ce que les élèves se regroupent et s’autocor­rigent, il arrive que les meilleurs me rem­placent pour pro­po­ser des exer­cices aux autres. Une émula­tion se crée naturellement.»

Pédagogie inversée avec Youtube : une vraie émulation en classe

Le traité de Paris de 1763 est le document le plus important de notre histoire | Le Devoir

Après les commémorations canadiennes du 200e anniversaire de la Guerre de 1812, c’est au tour du traité de Paris de 1763 d’entrer dans la danse.

La bataille des plaines d’Abraham de 1759. Photo : Approvisionnements et Services Canada.

La bataille des plaines d’Abraham du 13 septembre 1759 est devenue un des mythes fondateurs du Canada. Et pourtant, elle n’avait rien réglé. En effet, cette guerre se poursuivit aux quatre coins du monde. Elle dura sept ans, d’où son nom, et trouva son aboutissement à Paris le 10 février 1763. Le traité conclu ce jour-là entre la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne et le Portugal non seulement scelle le sort de la Nouvelle-France, mais jette les bases d’une profonde mutation politique qui touchera l’ensemble de la planète, à commencer par l’Amérique du Nord.

La suite : Le traité de Paris de 1763 est le document le plus important de notre histoire | Le Devoir.

La Révolution russe en couleur | Photographie

Soldats portant un masque à gaz à l’abri dans une casemate.

À quoi ressemblait la Russie juste après la révolution de février 1917 ? Un collectionneur californien vient de compléter la restauration de quelque 500 photographies croquées par un jeune pasteur américain lors d’un séjour en Asie du Nord alors que les Romanof vivaient en résidence surveillée. Colorisés à la main par le photographe dilettante, les tirages relatent l’histoire d’un pays en mutation alors que la vie paysanne est sur le point de céder à la modernité.

D’autres photos : Photo Palace Bus: Russian Revolution photos discovered by photographer’s granddaughter in home’s basement | Mail Online.

Source : Photographie – La Révolution russe en couleur | Le Devoir

Que changent les technologies à l'école | Marcel Lebrun

Extraits conférence M. Lebrun from HEP Vaud on Vimeo.

Marcel Lebrun, Physicien de formation, professeur en technologie et conseiller pédagogique à l’institut de pédagogie universitaire et des multimédias de l’Université catholique de Louvain était à la HEP, le 26 janvier 2012 dans le cadre de la formation CAS PRessMITIC.

La Bataille de Stalingrad en infographie (Ria Novosti)

See on Scoop.it – histoire

Description – commentaire:

Une superbe infographie synthétisant la bataille de Stalingrad (2 février 1943). Il y a donc 70 ans, le 2 février 1943, la bataille de Stalingrad prenait fin après 200 jours de combats. Cette bataille est un tournant de la Deuxième guerre mondiale.

See on fr.rian.ru

Filmer la guerre et l'Holocauste : une exigence politique et esthétique

lavoiedesimagesQuel rôle les images filmées de la Deuxième Guerre mondiale ont-elles joué, et continuent-elles de le faire, dans notre mémoire collective et celle du Génocide ? Que valent ces images, souvent colorisées aujourd’hui, sorties de leur contexte et défilant à un rythme trépidant ? Dans son nouveau livre, l’historienne Sylvie Lindeperg travaille ces questions et nous interroge. Cet ouvrage est une lecture indispensable pour tout enseignant souhaitant utiliser des images filmées dans son cours d’histoire.

En 2013, l’historienne prend fermement parti contre quelques films récents évoquant cette période, notamment une fiction cinématographique (La Rafle, de Roselyne Bosch, 2010), une série documentaire/docu-fiction (Apocalypse, 2009) et une docu-fiction (La Résistance, 2007). Comme moi concernant Apocalypse ou La Rafle, elle en dresse un portrait peu flatteur. Sous les auspices d’une «uniformisation croissante des formes d’écriture de l’histoire», son cahier de doléances est particulièrement lourd :

«esthétique du trop-plein et de l’hypervisibilité ; chevauchement et hybridation des âges et des régimes du visible ; immersion dans l’image et le son au prix d’une nouvelle approche des concepts de vérité et de réalité ; pulvérisation des durées et nivellement des temporalités».

En basant leurs propos sur des images trafiquées, destinées à donner au spectateur l’impression de vivre l’événement en direct, et par leur constant chantage à l’émotion, ces films ne font que trahir la mémoire et l’histoire qu’ils prétendent servir. Sylvie Lindeperg rejoint également des constats que j’ai déjà eu l’occasion de formuler et travailler en formation avec mes étudiants de la HEP-Vaud. Mes constats et ce travail ont également donné lieu à deux chroniques pour le Café pédagogique en 2009 et 2011. ((2009  : Apocalypse : au delà des prouesse techniques est-ce de l’histoire ? Le Café pédagogique, No 105, septembre et  2011 : L’enquête historique à l’âge d’Apocalypse Le Café pédagogique))

A ces films, Sylvie Lindeperg y oppose deux films de résistance (Au coeur de l’orage, de Jean-Paul Le Chanois, 1948, et La Libération de Paris, collectif, 1944) et deux autres tournés sur injonction nazie dans les camps de Theresienstadt (Tchécoslovaquie) et de Westerbork (Pays-Bas). Pour Jacques Mandelbaum ((Le Monde des Livres, réservés aux abonnés : http://www.lemonde.fr/livres/article/2013/02/01/filmer-la-guerre-exigences-intactes_1825448_3260.html)), de ces images filmées par la résistance durant les combats à celles prises par les détenus d’un camp de concentration sur ordre des nazis,

le point commun est évidemment celui des contraintes, des obstacles, des impossibilités, du hasard et du double jeu incessant de la prise de vue cinématographique. Soit exactement le contraire de ce que nous fait accroire aujourd’hui le discours de la maîtrise totale des images, reconstituant l’intégrité d’un passé dont on sait pourtant la dimension tragiquement fantomatique.

Comme l’indique le résumé de l’ouvrage, on trouve à chaque fois, au coeur de ces situations dramatiques, des hommes qui filment, des hommes (et des femmes) filmés, des hommes qui attendent quelque chose de ces images et le moment singulier de la prise de vue permet d’entrevoir l’univers mental de ceux qui filmèrent, d’interroger leurs gestes et leurs choix. Ces images interrogent aussi la place de l’art au coeur de la barbarie et la capacité du cinéma à devenir un instrument de libération ou de résistance.

Par ailleurs, il existe des films de fiction qui ont, eux, une véritable exigence politique et esthétique du Didacteur (Chaplin, 1940) à La vie est belle (Roberto Begnini, 1998) en passant par To Be or Not to Be (Ernest Lubitsch, 1942) ou La Liste de Schindler (Steven Spielberg, 1993),  et même Inglourious Basterds (Quentin Tarantino, 2009). Comme l’indiquait en 2011 Matthias Steinle ((“Apocalypse Hitler”, une impression de déjà-vu, Télérama :
http://television.telerama.fr/television/apo[…])) :

« Ces films, au moins, n’entretiennent pas le mythe du Führer; ils cherchent à l’arrêter. En voyant Inglorious Basterds, les jeunes comprennent au moins que le nazisme, c’est mal ! Reste juste à leur expliquer qu’Hitler n’est pas mort dans un cinéma.»

In fine, la représentation de ces événements nous concerne tous et l’intervention d’une historienne sur ce terrain nous le rappelle fort à propos. Il s’agit de ne pas oublier. Véritablement.

Sylvie Lindeperg (2013). La Voie des images. Quatre histoires de tournage au printemps-été 1944. Paris : Verdier,  » Histoire « , 280 p.

Revue de presse : Le point commun entre «Django Unchained» et «Lincoln», c'est leur problème avec les femmes

Mais une autre question est soulevée par ces films, de manière incidente: comment se fait-il qu’ils ignorent à ce point l’œuvre accomplie par les femmes noires américaines pour obtenir leur liberté?

Le point commun entre «Django Unchained» et «Lincoln», c’est leur problème avec les femmes

La mise en scène du passé | Sens Public

Compte-rendu par Rémy Besson de l’ouvrage de Stéphane Haffemayer, Benoît Marpeau et Julie Verlaine (dir.), Le spectacle de l’histoire, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012.

Articulé autour d’une vingtaine d’études de cas et adoptant une approche résolument culturaliste, Le spectacle de l’histoire est un ouvrage collectif portant sur la manière dont le passé a été mis en scène entre le début du dix-neuvième et la fin du vingtième siècle. Plus précisément, les auteurs se sont intéressés au rôle des héros (partie 1), à la place des femmes (partie 2) et au spectaculaire (partie 3), principalement au théâtre (huit articles), aux films (six articles), aux commémorations et aux reconstitutions publiques (quatre articles).

Pour Rémy Besson, dans cet ouvrage, la perspective choisie est moins évaluative que compréhensive, l’objectif poursuivi par l’ensemble des chercheurs étant de déterminer selon quelles modalités un certain nombre de productions culturelles se sont approprié le passé.

Lire le compte-rendu : La mise en scène du passé – Sens Public.

Revue de presse : Internet : l’impossible archivage | InternetActu.net

“Dans les années 1850, les compagnies de télégraphe anglaises et américaines eurent l’idée, vite abandonnée, qu’elles pourraient (et devraient) archiver chaque message qui passait par leurs câbles. Des millions de télégrammes à l’abri du feu dans des coffres forts. Imaginez l’apport historique ! “Ne pourrait-on, au 21e siècle, tirer profit de la correspondance conservée de tout un peuple ?” demandait en 1854 Andrew Wynter, médecin et vulgarisateur scientifique célèbre.
Aujourd’hui, au 21e siècle, la Bibliothèque du Congrès compile la Twittosphère, un corpus constitué par tous les tweets publics. Et ça fait beaucoup. La Bibliothèque s’est lancée dans ce projet en avril 2010. En décembre 2012, la Bibliothèque a reçu 170 milliards tweets.

Lire l’article complet : Internet : l’impossible archivage | InternetActu.net