Revue de presse (4 août 2010)

“Who are the most memorable fictional history teachers in film, television, and novels?” On attend vos réponses!

Le président des Jeunes socialistes suisses, Cédric Wermuth, propose de célébrer la Fête nationale le 12 septembre

A quoi ont-ils pensé les Walter Fürst, Werner Stauffacher et Arnold von Melchtal en s’élançant ce 1er août 1291 en direction de la pairie du Rütli (Grütli) ?

L’auteur de ce blog, Marion, après une licence en en biologie et géologie, suit un Master de Journalisme scientifique. Avec une très belle plume et une sérieuse pointe d’humour, elle tient ce blog qui accueille des textes, nous dit-elle, « sur tout ce qui est « poussiéreux » (archéologie, paléontologie, histoire des sciences) mais aussi sur l’évolution, l’ethnologie, la nature ou la technologie ; avec un petit faible pour la photo, le graphisme et les sujets «art et science»… »
C’est drôlement bien fait de l’habillage du blog au contenu des articles. Il sera très utile aux enseignant-e-s en charge de l’étude de la préhistoire.

Une étude récente indique que la concentration des activités, du moins en ce qui concerne le par coeur, ne favorise en rien la mémoire à long terme. Par contre, la réactivation des connaissances a un effet positif sur la mémorisation. Dans une autre expérience, les chercheurs ont constaté une hausse des résultats après l’espacement des sessions d’étude. D’un point de vue pédagogique, cela souligne l’importance d’activer les connaissances antérieures.

L’errata des éditeurs : un ancêtres des réseaux sociaux et de Wikipedia? «Sixteenth-century editors and publishers, Eisentein says, “created vast networks of correspondents, solicited criticism of each edition, sometimes publicly promising to mention the names of readers who sent in new information or who spotted the errors which would be weeded out.” So publishing became collaborative

Comment la science fabrique des contes de fées | Pris(m)e de tête

Il y a peu, un beau conte de fées se trouvait […] dans tous les manuels scolaires. Une histoire touchante mais… fausse et biaisée. Dans une publication teintée d’humour, l’anthropologue et féministe Emily Martin décrypte avec précision les stéréotypes masculins et féminins utilisés en biologie de la reproduction. L’ovule est passif, fragile et dépendant, la menstruation est un échec de la reproduction et les ovaires voués à la dégénérescence. La femme est donc improductive et gaspilleuse de son stock d’ovules  ! Au contraire, le spermatozoïde est fuselé, rapide, autonome, un petit bijou de technologie, et la spermatogenèse ne s’arrête jamais, renouvelant constamment les gamètes. En bref, les processus biologiques féminins apparaissent toujours moins dignes que leurs homologues masculins.

via Comment la science fabrique des contes de fées | Pris(m)e de tête.

Image: ntr23 sur Flick, licence CC

Film & Histoire : Le débarquement de Normandie

La pause estivale est l’occasion de rattraper ses retards en lecture de toutes sortes. Je vous proposerai donc quelques ouvrages ou lecture en ligne en lien avec le cinéma et l’histoire. Pour le reste, le site tournera très certainement au ralenti. Bon été!

Olivier Wieviorka est l’auteur en 2007 de l’Histoire du débarquement en Normandie – Des origines à la libération de Paris, 1941-1944. A proprement parler son propos n’est pas directement lié aux oeuvres cinématographiques telles Le Jour le plus long ou Il faut sauver le soldat Ryan. Pourtant sa lecture en est un indispensable contrepoint.

En effet, le Jour J, cet événement sur lequel on pense tout savoir et auquel le cinéma semble avoir définitivement forgé une légende, fait l’objet d’un examen particulièrement critique de la part d’Olivier Wieviorka. L’histoire proprement militaire que reprend O. Wieviorka diffère de sa version cinématographique : au jour J, plutôt réussi et pas si meurtrier que cela, succède une épuisante campagne dans le bocage contre une armée allemande bien accrochée. Du 6 juin au 31 juillet, en effet, les armées alliées piétinant sur leurs objectifs eurent à subir des pertes considérables dans des combats rapprochés et brutaux.

Le compte-rendu de la Revue Sciences humaines met aussi en évidence que

Pour la première fois, O. Wieviorka relève l’incidence élevée des pertes par dépression, automutilations, abandons de poste (25 à 33 % des pertes non fatales) et évoque la manière dont les services de santé improvisèrent une prise en charge de ces cas. L’issue viendra de la reprise des succès militaires, mais entretemps le sentiment que ces soldats anglais, canadiens ou américains, même expérimentés, n’allaient pas si souvent combattre la fleur au canon pour la démocratie et contre le nazisme, mais désespéraient souvent de revoir leur pays, s’est imposé au lecteur.

Nous sommes ainsi bien loin de John Wayne et plus proche de la chronique d’hommes ordinaires.

Pour la Revue d’historique des armées, l’ouvrage de Wieviorka

apporte une étude précise, détaillée et qui envisage le débarquement dans tous ses aspects : politiques, économiques, sociaux et diplomatiques. Mais cela reste avant tout un ouvrage d’histoire militaire.

Les comptes-rendus ou interviews:

Pour sa part, l’article fort complet de la Bataille de Normandie sur Wikipedia propose une bibliographie fort utile de cette bataille ainsi qu’une brève filmographie et une galerie de photographies. Bibliographie où l’ouvrage de Wievorka figure en bonne place.

Olivier Wievorka (2007). Histoire du débarquement en Normandie : des origines à la libération de Paris (1941-1944). Paris: Seuil (collection L’univers historique), 441 pages.

Presse US: la leçon d’histoire (et d’économie) de Google « La Social Newsroom

En 1929, au sommet de la guerre entre les journaux et les radio, les mêmes arguments et la même rhétorique employés contre Internet étaient utilisés contre la radio (…): Selon le professeur Gwenyth Jackaway, de la Columbia University, “ils clamaient que les valeurs culturelles (de la nation) étaient en danger si la radio l’emportait sur le travail des journalistes (papier). (…) Seuls les journalistes papier étaient compétents pour prendre soin et disséminer l’information dans le pays.

Revue de presse du July 24th

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L’artiste australienne Jane Korman a visité les camps de la mort en compagnie de son père de 89 ans, Adolek Kohn, survivant…

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Pourquoi et comment aborder la question de la 1ère guerre mondiale dans l’enseignement secondaire des pays européens ? Se…

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Dans cet article qui porte sur les rapport entre Cinéma et Histoire, Vanessa R. Schwartz, pose la question de l’influence …

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Dans cet article qui porte sur les rapport entre Cinéma et Histoire, Vanessa R. Schwartz, pose la question de l’influence …

The compromise I have worked out draws from historian David Tyack’s conclusion that contemporary decisionmakers already have a picture in their minds of what the past was like. Accurate or not, they will formulate policy based on those blurred images of the past. Like Tyack, I believe that more accurate renderings of the past than currently exist can inform the present not by prescribing particular policies but in helping educational decision makers, again in Tyack’s words: “not only to use a sense of the past (which they do willy-nilly) but also to make sense of it.” (“Historical Perspectives on the School as a Social Service Institution,” 1979, p. 56)

Can Historians Help School Reformers? « Larry Cuban on School Reform and Classroom Practice

http://www.youtube.com/watch?v=U6a1kjhcDkY En 1963, Jean Ferrat compose cette chanson en mémoire des

http://www.youtube.com/watch?v=U6a1kjhcDkY

En 1963, Jean Ferrat compose cette chanson en mémoire des victimes des camps de concentration. Son père, immigré juif de Russie est mort à Auschwitz. La chanson fut « déconseillée » par le directeur de l’ORTF, mais passa un dimanche à midi sur la première chaîne, dans l’émission Discorama de Denise Glaser.

JEAN FERRAT ” NUIT & BROUILLARD 

Nuit et Brouillard – Jean Ferrat

En 1963, Jean Ferrat compose cette chanson en mémoire des victimes des camps de concentration. Son père, immigré juif de Russie est mort à Auschwitz. La chanson fut « déconseillée » par le directeur de l’ORTF, mais passa un dimanche à midi sur la première chaîne, dans l’émission Discorama de Denise Glaser.

Cette chanson fera partie avec cinquante-neuf autre de l’ouvrage Ces chansons qui font l’histoire, publié par France-Info – Textuel, qui sortira en librairie le 25 août. Le podcast de l’émission consacrée à la chanson de Jean Ferrat est consultable en ligne: http://www.france-info.com/chroniques-ces-chansons-qui-font-l-histoire-2010-07-23-nuit-et-brouillard-458239-36-38.html

Sur l’histoire de la chanson: http://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_et_Brouillard_(chanson)

Les paroles de la chanson: http://fr.lyrics-copy.com/jean-ferrat/nuit-et-brouillard.htm

Les chansons censurées de Jean Ferrat sur les chaînes françaises: Jean Ferrat, chanteur engagé et censuré (Nouvel Obs)