Ouvrage: Inégalités numériques : clivages sociaux et modes d’appropriation des TIC


Ce tout nouveau livre broché de 254 pages est donc centré  sur les inégalités numériques qui ont surtout été étudiées au travers des notions de fracture ou de fossé numérique, sont fondées sur des indicateurs quantitatifs simples comme les taux d’acquisition et d’utilisation des nouvelles technologies. Si elles s’expriment avec la force de l’évidence dans le non usage ou dans une pratique relativement indigente, elles ne sauraient toutefois se résumer aux phénomènes d’e-exclusion.

Les inégalités numériques se manifestent aussi sous la forme d’une diversité de pratiques reflétant les clivages sociaux et participant à leurs évolutions. Elles se nichent notamment dans des modalités différenciées d’appropriation et d’usages des TIC, produites soit par des inégalités de capitaux ou de compétences, soit par des capacités et des sens pratiques qui sont les produits intériorisés de formes de domination sociale

Centre de Ressources des Espaces Publics Numériques de Wallonie : Inégalités numériques : clivages sociaux et modes d’appropriation des TIC

Richard Hétu Histoire sans mémoire ou mémoire sans histoire?

Avant d’autoriser la simulation de noyade sur des suspects d’Al-Qaeda, les responsables du gouvernement américain ignoraient que les États-Unis avaient intenté des procès pour crimes de guerre après la Deuxième Guerre mondiale contre ceux qui y avaient recouru. Ils ne savaient pas non plus que cette forme de torture était la favorite de régimes despotiques, de l’Inquisition espagnole à Pol Pot en passant par la Chine communiste des années 1950.

Georges Clemenceau en réponse à à Jules Ferry défendant en 1884 « le droit d’aller chez ces barbares, parce que nous avons le devoir de les civiliser » et proclamant même que « les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures ». Propos repris In Nicolas Sarkozy ou le mépris du monde | Mediapart

« Je ne comprends pas que nous n’ayons pas été unanimes à nous lever d’un seul bond pour protester violemment contre vos paroles. Non, il n’y a pas de droit des nations dites supérieures contre les nations inférieures. N’essayons pas de revêtir la violence du nom hypocrite de civilisation. Ce n’est pas le droit, c’en est la négation. »

Ségolène Royal, Discours de Dakar en réponse à celui prononcé en 2007 dans cette même ville par Nicolas Sarkozy. Propos cités in Nicolas Sarkozy ou le mépris du monde | Mediapart

« Qu’il y ait eu, à cette époque, des hommes et des femmes sincères, cela est sûr. Mais on n’a rien dit quand on n’a dit que cela. Le problème est que la colonisation fut un système. Ce système doit être condamné pour ce qu’il fut : une entreprise systématique d’assujettissement et de spoliation. Les colonisés n’avaient pas le choix. Le travail forcé et le code de l’indigénat étaient la règle. Et le mépris. Et le racisme. Et la violence d’un système qui fit les uns ployés sous le joug des autres. »

Quand Internet croit faire de la politique – Framablog

18 juin 1940 – le général de Gaulle envoit un message sur Twitter et crée une cause sur Facebook.
19 juin 1940 – déjà plus de 30 millions d’internautes ont rejoint les rangs des “Français Libres” sur les réseaux sociaux. Les SMS et mails de soutien affluent. Des milliers de blogs fleurissent. Sur les forums, Gaullistes, FFI, FTP et Miliciens pétainistes s’écharpent..
18 juin 2009 – In Frankreich wird nur noch Deutsch gesprochen…

Wired Campus: Professor Encourages Students to Pass Notes During Class — via Twitter – Chronicle.com Leçon 2: de la manière dont les élèves/étudiant-e-s utilisent un outil dans le cadre de leurs apprentissage.

Once students warmed to the idea that their professors actually wanted them to chat during class, students begin floating ideas or posting links to related materials, the professor says. In some cases, a shy student would type an observation or question on Twitter, and others in the class would respond with notes encouraging the student to raise the topic out loud. Other times, one of the professors would see a link posted by a student and stop class to discuss it.

Wired Campus: Professor Encourages Students to Pass Notes During Class — via Twitter – Chronicle.com Leçon 1: où l’on apprend qu’il faut d’abord persévérer pour que les élèves/apprenants se saisissent et utilisent un outil…

Back then, most of his students were unfamiliar with Twitter, the microblogging service that limits messages to 140 characters. And for the first few weeks of course, students were reluctant to tweet, says Mr. Complese. “It took a few weeks for this to click,” he said. “Before it started to work, there was just nothing on the back channel.

Wired Campus: Professor Encourages Students to Pass Notes During Class — via Twitter – Chronicle.com Une expérience à suivre… et à retenir pour les cours ex-cathedra.

Cole W. Camplese, director of education-technology services at Pennsylvania State University at University Park, prefers to teach in classrooms with two screens — one to project his slides, and another to project a Twitter stream of notes from students. He knows he is inviting distraction — after all, he’s essentially asking students to pass notes during class. But he argues that the additional layer of communication will make for richer class discussions.

Carrefour éducation

À chaque semaine, des enseignants engagés et des conseillers pédagogiques motivés nous contactent pour nous parler de leurs bons coups technologique. Ils sont de plus en plus nombreux à le faire et nous les encourageons à continuer. Par contre, ce que nous ne publions pas toujours sur Infobourg, ce sont ces discussions « de corridor » que nous avons avec des enseignants, des conseillers pédagogiques, des directeurs d’école et même des élèves… ces discussions qui reflètent une réalité moins reluisante, où l’intégration se fait plus (très) difficilement, où il est compliqué de mettre en place des projets (qu’ils soient TIC ou non). Alors que certains milieux sont très dynamiques, d’autres semblent en voient de sombrer dans l’immobilisme le plus totale (du moins, nous n’entendons jamais parler d’eux ou les commentaires que nous en avons ne sont pas positifs). Il est ardu de comprendre l’inaction, à l’instant même où l’École québécoise se demande pourquoi ses élèves l’abandonnent.
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Ce qui apparaît comme de plus en plus évident, c’est que la structure et l’organisation scolaire se retrouvent complètement dépassées par ce « nouveau modernisme technologique ».
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Comme le mentionnait Mario Asselin, en réponse à Gilles Jobin :
« En gros, l’école en tant qu’institution, n’a pas tendance à vraiment voir les avantages d’être en avant du changement. Elle a la fâcheuse habitude d’être en réaction; elle préfère SUBIR le changement, s’adapter, au mieux. À part quelques originaux qui «dérangent» plus souvent qu’autrement, l’école est remplie de gens conformistes qui valorisent avant tout le contrôle et l’ordre. ».