Canada. Une militante des droits civiques choisie comme égérie des nouveaux billets de banque | Courrier International

C’est une grande première au Canada : le visage de Viola Desmond, icône de la lutte pour les droits civiques, a été choisi pour figurer sur les nouveaux billets de dix dollars canadiens mis en circulation lundi 19 novembre.

Viola Desmond, choisie comme égérie des nouveaux billets de banque canadiens, a été arrêtée il y a soixante-douze ans pour avoir refusé de quitter la zone réservée aux Blancs dans un cinéma de la Nouvelle-Écosse, à l’est du pays. Un acte de protestation contre la ségrégation raciale qui a devancé de presque une décennie celui de Rosa Parks, qui a refusé de céder son siège dans un bus en Alabama

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Ouvrage : Patrick Paillet (2018) Qu’est-ce que l’art préhistorique ? L’homme et l’image au Paléolithique

Voici un ouvrage qui intéressera les enseignant.e.s du primaire concernant l’art préhistorique et publié en 2018.

Présentation de l’éditeur

L’irruption soudaine des images au début du Paléolithique supérieur, il y a environ 40 000 ans, révèle les extraordinaires capacités cognitives des premiers hommes modernes et pose la question de leur origine, de leur enracinement culturel. D’où viennent ces comportements symboliques ? L’émergence de l’art, même si elle procède d’une longue maturation qui n’a laissé que d’imperceptibles traces, est bien un phénomène assez brutal à l’échelle de la Préhistoire. L’image occupe soudainement, envahit même parfois, le quotidien des hommes. Dans les grottes ou sur les objets, elle exprime une nouvelle façon de penser le monde, de penser l’autre, d’organiser la vie sociale et spirituelle, de se situer par rapport au vivant. Ces objets ornés, dont la fonction et l’usage demeurent souvent mystérieux, ces grottes peintes et gravées, ne sont pas simplement des oeuvres à contempler. Elles nous parlent des hommes et des sociétés de la Préhistoire, des artistes eux-mêmes. Elles en révèlent parfois la nature profonde, l’identité, l’intimité. Cet ouvrage fait le point sur ce que nous savons aujourd’hui de l’art paléolithique dans son extrême diversité chronologique, culturelle et expressive, mais également dans la multiplicité des approches scientifiques dont il fait l’objet. Richement illustré, il donne à voir la genèse de ce qui est sans conteste une des plus importantes activités humaines.

Le site de l’éditeur : Qu’est-ce que l’art préhistorique ? – Patrick Paillet – Payot

L’avis de nonfiction.fr

« On pourrait croire que cette nouvelle synthèse ne se distingue guère des autres ouvrages généraux sur l’art préhistorique. Cependant, dans Qu’est-ce que l’art paléolithique, Patrick Paillet réussit l’exploit de condenser dans un ouvrage à peine plus grand qu’un poche et de moins de 300 pages près de 30 000 ans de production d’images paléolithiques, le tout dans un style d’une admirable clarté et abondamment illustré d’œuvres souvent méconnues. Cette synthèse complète et accessible s’adresse autant au grand public qu’aux amateurs éclairés et même aux spécialistes d’autres aspects de la Préhistoire, qui y trouveront un historique de la discipline, un état de la question très complet et une bibliographie très à jour. Les diverses méthodologies adoptées et les interprétations les plus répandues y sont abordées chaque fois avec un rappel des critiques qui ont pu leur être adressées, produisant un panorama tout à la fois riche, limpide et nuancé, qui s’adresse même aux néophytes mais sans jamais se faire simpliste.»

Le compte-rendu : https://www.nonfiction.fr/article-9639-les-images-prehistoriques-au-dela-du-probleme-du-sens.htm

Le questionnement :

  • Peut-on seulement parler d’art pour le Paléolithique ?

Les éléments saillants :

  • Le refus de l’évolutionnisme
  • Le refus de la surinterprétation

Une lanceuse d’alerte au placard : l’archiviste qui avait raconté le massacre du 17 octobre 1961 | France Culture

France Culture rend hommage à Brigitte Lainé, morte début novembre, archiviste remarquable placardisée pour avoir dit, en février 1999, la vérité sur le massacre d’Algériens le 17 octobre 1961 à Paris lors d’une manifestation pacifique. Concernant ce massacre, François Hollande reconnaîtra la responsabilité de l’Etat français en septembre 2012.

« Brigitte Lainé est morte début novembre. On lui doit un apport historiographique inestimable sur le 17 octobre 1961, quand des milliers d’Algériens ont été réprimés dans les rues de Paris par le préfet Maurice Papon. Elle a payé cher d’avoir fait connaître cet épisode tabou de la guerre d’Algérie.

Vous aurez beau chercher, vous ne trouverez nulle part le nom de Maurice Papon. Pas une seule mention du préfet de police collaborationniste sauvé de l’épuration, qu’on retrouvera plus tard à le tête de la Préfecture de police de Paris, dans le court texte publié par les Archives de Paris cette mi-novembre à la mort de Brigitte Lainé. L’historienne y fut pourtant archiviste la majeure partie de sa carrière, entre 1977 et 2008, et c’est elle, avec un autre archiviste, Philippe Grand, qui a joué un rôle immense dans l’historiographie du massacre des Algériens le 17 octobre 1961 à Paris. 

C’est ce rôle qui est complètement passé sous silence, alors que Brigitte Lainé est morte dix ans après son départ à la retraite. Ce silence a une histoire, aussi incroyable que méconnue, même si archimag, la revue professionnelle des métiers de la documentation, s’en est fait l’écho. »

Credit image : Arrestations par milliers après la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, contre la guerre d’Algérie.• Crédits : AFP

Enseigner les questions vives en histoire-géographique avec Pastel 

La revue «Pastel» de l’académie d’Aix Marseille consacre un numéro à l’enseignement des questions sociales vives (QSV), notamment en histoire et géographie. 

Enseigner les questions sensibles en histoire et en géographie : quelles difficultés ?

Dans son article « Enseigner les questions sensibles en histoire et en géographie : quelles difficultés ? », Florian Nicolas, Président de la Régionale Midi-Pyrénées de l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie (APHG), s’interroge sur les thématiques des programmes français pouvant être considérées comme sensibles. Si, spontanément, il serait possible de répondre qu’elles le sont toutes, son article offre un tableau des questions soulevant des débats plus marqués que d’autres en histoire et en géographie en se rapportant au cadre français.

Le tableau ci-dessous en synthésise les résultats :

Sans titre

Concernant la situation en Suisse et l’enseignement de l’histoire, la plupart des sujets présentés ci-dessous s’y retrouvent. Concernant les faits religieux, l’enseignement de la Réforme en Suisse a longtemps été enseignée différement selon la nature catholique ou protestant des cantons concernés. Pour le 20e siècle, la Grève générale de 1918, le rôle de la Suisse durant la Deuxième Guerre mondiale et la politique à l’égard des réfugiés figurent dans la catégorie des QSV.

Les questions sensibles dans l’enseignement de la géographie : émergence et enjeux actuels

Christine Vergnolle Mainar, Professeur des Universités en Géographie, rappelle que

« la géographie scolaire s’est construite sur une approche que François Audigier (1993) caractérise comme marquée par un « Refus du politique », une « recherche de Référent consensuel », un « enseigne- ment fondé sur le Réalisme » et s’appuyant sur des «Résultats» ; ce qu’il a nommé les « 4 R ». Ce type d’approche a conduit la géographie scolaire à privilégier des démarches et des notions fortement référencées sur les avancées de la recherche en géographie, dans une logique de transposition didactique privilégiant les savoirs de- venus consensuels au niveau universitaire.  »

Cependant, à compter des années 1980, des thématiques plus en phase avec les questions sociales ont été introduites dans les enseignements de géographie, principalement en lycée concernant d’abord les problèmes liés à l’environnement, puis au début des années 1990 la question de l’Europe en relation avec la construction de la CEE et la signature du Traité de Maastricht et la question de la mondialisation. Dans les  années 2000, c’est au tour des problématiques concernant l’introduction du développement durable qui interpellent en matière de QSV. L’introduction de la thématique de la mondialisation répond à ce même souci.

Plus récemment, dans les années 2000, l’introduction du développement durable, comme fil conducteur des programmes de plusieurs niveaux de classe, répond à cette même logique en relation avec la diffusion de la problématique de la durabilité dans l’aménagement des territoires. L’introduction de ces enjeux, de nature très politique, ont questionné les pratiques scolaires (Doussot, 2015) : enseigne-t-on de la même façon l’acquisition de connaissances géographiques sur un objet non discuté et un sujet politique so- cialement débattu et médiatisé ?

Elle note que

« L’introduction de ces enjeux, de nature très politique, ont questionné les pratiques scolaires (Doussot, 2015) : en- seigne-t-on de la même façon l’acquisition de connaissances géographiques sur un objet non discuté et un sujet politique so- cialement débattu et médiatisé ? »

Si la démarche géographique habituelle permet de comprendre les débats d’acteurs et leurs conséquences sur les territoires à partir de faits, elle n’est dans le cadre des questions dites sensibles en géographie qu’un point de départ pour penser le(s) futur(s).

« Or pour se projeter dans des scénarii, il faut mettre en regard et en débat des points de vue : ceux des acteurs en charge de ces sujets, ceux des habitants qui sont concernés… Mais se limiter à cette mise à plat de ce que pensent les différents acteurs est de nature à « refroidir » le sujet et à le réduire à une approche géographique classique. Une autre posture vise à outiller l’élève par une connaissance des arguments des parties prenantes, pour lui permettre de construire sa propre opinion et en débattre avec les autres. Cette démarche s’inscrit dans une logique de formation d’un citoyen responsable, réfléchi et – s’il le souhaite – acteur. »

Pour ces raisons, les questions sensibles comme les QSV questionnent les didactiques et le travail de l’enseignant. Elles nécessitent de se poser quatre questions :

  • Quelles références mobiliser ?
  • Quelles finalités d’apprentissage ?
  • Quels dispositifs d’enseignement ?
  • Quelle posture de l’enseignant ?

Christine Vergnolle Mainar conclut en indiquant

« Considérer l’enseignement de la géographie sous l’angle des questions sensibles, c’est donc moins identifier des sujets vifs (ils peuvent tous l’être à un niveau plus ou moins fort) que questionner la façon de les traiter : celle-ci peut faire (ou non) du caractère sensible un levier d’éducation à la citoyenneté.»

Enseigner les questions sensibles dans le 1er degré

Jean-Luc Parmentelot, inspecteur de l’Education nationale, aborde les questions sensibles dans le 1er degré et plus particulièrement pour l’enseignement de l’histoire. Dans le contexte français, trois thèmes sont susceptibles d’être des questions sensibles

  • l’enseignement du fait religieux  : dès la partie introductive du programme d’Histoire une considération est apportée sur la nécessaire prise en compte de l’histoire des faits religieux ou des marques du religieux dans l’histoire.
  • La question de la colonisation et de l’esclavage.
  • La question du génocide des Juifs durant la Seconde guerre mondiale.

Il ajoute les situations où, en fonction de l’actualité et d’intervention politique, l’enseignement de l’histoire fait la une des médias et où les enseignant.e.s peuvent alors être interpellés par les parents. A titre d’exemple, il cite l’exemple de Nicolas Sarkozy, alors président de la République lorsqu’il proposa que chaque élève de CM2 adopte un enfant juif déporté ou la question des fusillés de 14-18 sous Lionel Jospin, alors premier ministre.

Au niveau des pratiques pédagogiques liées à l’enseignement des questions sensibles dans le 1er degré, il souligne que cet enseignement «passe très souvent par la pédagogie du projet facilitée par la polyvalence des enseignants du premier degré».

Concernant l’enseignement de la Shoah, obligation institutionnelle dans le programme du cycle 3, il indique quelques principes de base sont – fortement – rappelés lors des formations :

  • Rejeter la pédagogie de l’horreur : il est ainsi totalement inapproprié de placer sous les yeux des élèves du Primaire des images (fixes ou animées) des camps et/ou des déportés.
  • Entrer par des itinéraires/biographies d’enfants pour à la fois relier la «grande histoire» à celle des «petites gens» et donner vie à la première.
  • Ne pas vouloir tout – trop – dire.
  • Mobiliser l’ensemble des champs disciplinaires notamment la culture littéraire et les pratiques artistiques.

Il conclut :

« Le rôle de la formation reste une des clés essentielles pour que ces questions perdent leur caractère sensible et deviennent des objets d’enseignement, certes différents des autres, mais que le professeur des écoles abordera et traitera avec toute la sé- rénité nécessaire. »

Le débat à l’école : une question sensible ?

La pratique du débat est un des outils régulièrement utilisé concernant l’enseignement des questions sensibles en classe.  Nathalie Panissal propose que le débat en milieu scolaire sur une QSV s’appuie sur une démarche d’enquête. Elle prend appui sur les étapes de la démarche d’enquête proposé par Dewey (1938) pour proposer un canevas permettant de penser la conception d’un dispositif didactique d’enquête sur une QSV. Le canevas reprend les cinq étapes de l’enquête ainsi que les compétences de pensée critique correspondantes mobilisées :

  1. Étape 1 : installer le doute, une situation douteuse et un sujet qui doute : déséquilibre Capacité à se mettre en doute. Capacité à accepter à se déstabiliser.
  2. Étape 2 : définir le problème. Capacité à définir un problème.
  3. Étape 3 : mener l’enquête. Capacité à construire un cahier des charges de l’enquête.
  4. Étape 4 : synthétiser. Capacité à dégager une synthèse de l’enquête.
  5. Étape 5 : se prononcer. Capacité à construire une opinion raisonnée et de l’amener à la délibération critique. Capacité à participer aux débats publics pour «défendre» son opinion.

Pour Nathalie Panissal, le débat n’est qu’un outil didactique pour l’enseignant qui doit l’inscrire dans une démarche d’enquête. Un débat peut être utilisé à n’importe quelle étape de l’enquête.

Après cette série d’articles posant le cadre général, théorique et didactique concernant l’enseignement des questions sociales vives (QSV) qui se termine sur la question du devoir de neutralité de l’enseignant, la suite du numéro propose une série d’articles permettant de faire le point sur une série de sujet sensibles liés à l’enseignement ou d’autres traitant d’un exemple d’enseignement d’une QSV. Voici les principaux sujets abordés :

  • Enseigner les conflits israélo-arabes et israélo-palestinien.
  • Enseigner une question socialement vive à travers l’exposition « la guerre d’Algérie, histoire commune, mémoires partagées ? »
  • Enseigner les faits religieux
  • Enseigner le judaïsme et l’islam
  • La laïcité : une question sensible?
  • Enseigner l’histoire de la Shoah
  • Traites, esclavages, abolitions
  • Enseigner les génocides
  • Éducation au Développement Durable et enseignement des questions socialement vives en histoire-géographie Quels principes et quels enjeux ?
  • Les cathares, une question sensible ?

Voici la table des matières de l’ensemble de ce numéro :

Au final, ce numéro aborde nombre de questions et de sujets d’enseignements concernant les QSV. Il fournit aux enseignants autant des outils de réflexion ou des démarches didactiques que des articles permettant de faire le point sur l’une ou l’autre de ces thématiques sensibles.

Ouvrage cités (sélection)

Audigier (F.), Les représentations que les élèves ont de l’histoire et de la géographie. À la recherche des modèles disciplinaires entre leur définition par l’institution et leur appropriation par les élèves, Paris, Thèse de doctorat, Université Paris 7, 1993

Doussot (S.), Enjeux didactiques de la recomposition des dispositifs scolaires en histoire et géographie, dans Audigier (A.), sgard, (A.) et Tutiaux-Guillon (.N) (dir.), Sciences de la nature et de la société dans une école en mutation. Fragmentations, recompositions, nouvelles alliances, 2015, p. 151-162

Julien (M-P.), Futur, dans Barthes (A.), Lange (J-M.) et Tutiaux-Guillon (N.) (dir.), Dictionnaire critique des concepts et enjeux des «éducations à», Paris, L’Harmattan, 2017, p. 461-466

Legardez (A.) et Simonneaux (L.) (dir.), L’école à l’épreuve de l’actualité. Enseigner des questions vives, Paris, ESF, 2006

Legardez (A.) et Simonneaux (L.) (dir.), Développement durable et autres questions d’actualité. Questions socialement vives dans l’enseignement et la formation, Dijon, Educagri, 2011

Accès à la revue intégrale en ligne (.pdf) : Pastel : Enseigner les questions socialement vives

 

Cent après… Eugène Burnand aux Invalides

Le peintre franco-suisse des poilus de 14-18 est exposé aux Invalides à Paris. Au coté de l’artiste urbain C215.

Connu dans nos contrées et de générations d’écoliers pour son tableau de la fuite de Charles Le Téméraire lors de la bataille de Grandson

Eugène Burnand. La fuite de Charles-le-Téméraire (1895). © Musée Eugène Burnand. Moudon
Eugène Burnand. La fuite de Charles-le-Téméraire (1895). © Musée Eugène Burnand. Moudon

ou pour ses scènes alpestres ou rurales gigantesques

Eugène Burnand. Le taureau dans les Alpes (1884). © Musée Eugène Burnand, Moudon
Eugène Burnand. Le taureau dans les Alpes (1884). © Musée Eugène Burnand, Moudon

Eugène Burnand a également réalisé une série impressionnante de portrait des combattants de la Première Guerre mondiale.

Le Musée des Invalides à Paris propose jusqu’au 31 janvier 2019 une exposition intitulée Cent après en mettant en parallèle les tableaux de Burnand et les travaux de l’artiste urbain C215.

« Comment peindre aujourd’hui les combattants de la Grande Guerre? Comment dire, un siècle plus tard, les douleurs de ce conflit que l’on surnomma bien à tort la «der des ders» dans l’entre-deux-guerres? L’exposition Cent ans après… exposées en clichés grand format dans les douves des Invalides, à Paris, apporte une réponse audacieuse. A travers un face-à-face inédit entre un artiste français d’aujourd’hui, Christian Guémy alias C215, et le peintre suisse des poilus Eugène Burnand, dont les portraits des vétérans des tranchées sont d’ordinaire exposés, dans la capitale française, dans les collections permanentes du Musée de la Légion d’honneur sur les bords de la Seine.»

—A lire l’article du Temps sur cette exposition : https://www.letemps.ch/culture/cent-ans-apres-eugene-burnand-aux-invalides

Crédit image d’en-tête : Tirailleur marocain d’Ouled Zigiane (Atlas). | Eugène Burnand / Musée de la Légion d´honneur

Les Bandits, d’Eric J. Hobsbawm

Ce livre d’Eric Hobsbawm est devenu un classique et il est heureux de disposer d’une édition en poche en français.

(Bandits), traduit de l’anglais par J.-P. Rospars et N. Guilhot, La Découverte, « Poche », 272 p., 11 €.

Les Bandits, d’Eric Hobsbawm (1917-2012), relève d’une catégorie de classiques singulièrement excitants : ceux qui n’ont jamais cessé d’être contestés. Ainsi du « banditisme social », à la fois expression des transformations socio-économiques et incarnation d’« une force qui peut changer la société et qui la change », ici développé par le grand historien britannique avec une puissance théorique qui n’a pas besoin d’emporter la conviction : elle vaut d’abord comme expérience de pensée, et occasion de débats infinis. Le Monde

Le risque de dictature technologique – Le Temps

Stéphane Benoit-Godet, rédacteur en chef du journal Le Temps, revient sur les enquêtes et révélations qui se multiplient à propos de Google et Facebook. Il en dresse un sombre constat de dislocation morale et d’absence préoccupante d’action législative et gouvernementale face aux agissements de ce entreprises.
Pour lui, ces enquêtes démontrent des pratiques de plus en plus déviantes de la part de leurs dirigeants. Il s’interroge.

Une morale disloquée peut-elle suffire à interpeller le monde politique?

Il conclut en indiquant que cet état de dislocation morale devient plus que préoccupant.

Si le XXe siècle a été celui des idéologies qui ont mené au nazisme et au communisme, le XXIe peut devenir celui où naîtra une dictature technologique.

Il déplore

Aujourd’hui encore, l’inaction des gouvernements et des législateurs est patente.

Or, il y a urgence à agir car,

comme le souligne le patron d’Open Society Foundation, soutenue par George Soros, dans une lettre publique: «[Ces] méthodes menacent les valeurs fondamentales qui soutiennent notre démocratie.»

— À lire sur www.letemps.ch/opinions/risque-dictature-technologique

Une plateforme de formation et hop le tour est joué !

Jacques Cartier propose un très intéressant article sur La passage à des formations hybrides il s’agit bien de créer tout un écosystème.

Lorsque l’activité axée sur les formations en présentiel mute vers l’hybride, ce mouvement est l’affaire de tous. Jacques Cartier présente les éléments principaux

  • L’informaticien s’occupe du bon fonctionnement de la plateforme, de sa sécurité, de ses mises à jour, de ses sauvegardes.
  • Le (la) secrétaire inscrit les apprenants sur cet espace, leur attribue un parcours, extrait des données pour le suivi financier.
  • Les formateurs se familiarisent rapidement avec l’outil et basculent tout ou partie de leurs cours en ligne. Il ne faut pas oublier de les former à cette nouvelle professionnalité car elle ne tombe pas sous le sens aussi facilement. Un gros effort leur est demandé pour qu’ils modifient leur pratique pédagogique. Ils vont jouer le rôle de tuteur (accompagnateur, mentor) en ligne.

Comme il l’indique tout cela ne s’improvise pas…

Source : Une plateforme de formation et hop le tour est joué !

Credit image : Image en CC0 sur https://pxhere.com/fr/photo/1201587

La Documentation photographique désormais éditée par CNRS Editions. – DILA

Alors que l’on craignait fortement sa disparition,La revue La Documentation photographique, éditée par la Documentation française, sera dorénavant publiée par CNRS éditions ce qui devrait assurer son maintien avec la même ligne éditoriale. De quoi ravir de nombreux enseignant.e.s.

Le communiqué de presse :

Paris, le 5 novembre 2018.

Souhaitant concentrer ses activités sur l’éclairage des politiques publiques actuelles, la DILA a cherché un éditeur partenaire de confiance, partageant la culture de service public pour la reprise de la revue. C’est donc à CNRS Éditions, dont la vocation est de valoriser les travaux de recherche, de promouvoir la science, et de transmettre la connaissance dans divers domaines, qu’incombera cette tâche dès début 2019.

Même ligne éditoriale, même périodicité, même maquette, même prix : l’identité propre et les valeurs de la revue seront conservées.

À CNRS Éditions, la revue sera préparée avec le même souci d’exigence scientifique et d’accessibilité, avec tous les deux mois, un numéro thématique d’histoire ou de géographie, accompagné de ses compléments numériques. La revue continuera ainsi à contribuer à la diffusion du savoir auprès des citoyens et à être un précieux outil pour les étudiants et les enseignants. La Documentation photographique continuera d’être imprimée à la DILA.

La DILA et CNRS Éditions se réjouissent de la pérennisation de la Documentation photographique.

Source : La Documentation photographique désormais éditée par CNRS Editions. – DILA

Le rêve du tombeau de Champlain | Le Devoir

En annonçant la découverte d’une fortification de 1693 dans le Vieux-Québec, la semaine dernière, le maire Régis Labeaume a lancé à la blague qu’il ne restait plus qu’à retrouver les ossements du fondateur de la ville. « Une fois qu’on aura trouvé le tombeau de Champlain, on pourra lâcher prise ! » La question se pose. Mais où se terre donc le fondateur de Québec ?

Crédit image : Photo: MNBAQ, Jean-Guy Kérouac «Étude pour l’arrivée de Samuel de Champlain à Québec», de Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté, 1908-1909

Le reportage de Radio-Canada sur la découverte des fortifications

D’une longueur de 20 mètres, ces fortifications étaient enfouies dans la glaise, ce qui explique leur excellent état de conservation même si elles ont 325 ans.

© radio-canada

En 1693, Québec était une toute petite ville d’environ 800 habitants, constamment menacée par les Anglais et les Iroquois. Si le cap Diamant a toujours constitué un efficace rempart naturel au sud-est, Québec était toutefois vulnérable sur son flanc ouest.

Environ 500 hommes ont contribué à la construction de la palissade. Elle est composée de pièces massives de cèdre taillées à la hache.

Une carte de l’époque où l’on distingue l’emplacement de la palissade de Beaucours Photo : Courtoisie

Référence de l’article de Radio-Canada : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1134201/decouvertes-archeologique-fortifications-1693-decouvertes-a-quebec