Sac de plage : Margaret Hamilton, la femme qui a fait atterrir l’Homme sur la Lune

C’est grâce à une femme que l’Homme a pu marcher sur la Lune. Longtemps méconnue, Margaret Hamilton est à l’origine du succès de la mission Apollo 11, mais aussi du développement des logiciels informatiques.

Sans elle,  Neil Amstrong et Buzz Aldrin  n’auraient sans doute pas marché sur la Lune. Son nom est pourtant resté longtemps méconnu, il a d’ailleurs fallu 47 ans au gouvernement des Etats-Unis pour récompenser Margaret Hamilton de ses services… En aidant à développer les logiciels de la mission Apollo 11, elle a posé les bases de ce que sera l’informatique moderne.

En 2003, 27 ans après son départ de la NASA, l’agence spatiale lui remettra enfin un « Exceptionnal Space Act Award » pour l’ensemble de ses contributions scientifiques et techniques au programme Apollo. Le Dr Paul Corto, qui l’a nommée pour la récompense se déclare « surpris de découvrir qu’elle n’avait jamais été officiellement reconnue pour ses travaux pionniers. Ses concepts de logiciel asynchrone, de programmation des priorités, de tests de bout en bout et de capacité de décision humaine, comme l’affichage des priorités, ont posé les bases de la conception de logiciels ultra-fiables ». Non seulement Margaret Hamilton a créé les fondements de ce qu’est l’informatique moderne, mais elle est même l’origine du nom de sa discipline, le « software engineering », pour « génie logiciel ».

Quelques années plus tard, en 2017, elle reçoit la Médaille présidentielle de la liberté, remise par Barack Obama, la plus haute distinction aux Etats-Unis. Elle sort alors un peu plus de l’ombre. Elle n’était pourtant pas la seule femme, parmi les 400 personnes qui travaillaient sur le logiciel Apollo, comme le rappelait le roman Les Figures de l’ombre, de Margot Lee Shetterly, adapté au cinéma en 2016 :

A lire : Margaret Hamilton, la femme qui a fait atterrir l’Homme sur la Lune

Crédit image : Margaret Hamilton durant le programme Apollo.• Crédits : NASA

Sac de plage : Marina Bers – la pensée informatique dans la petite enfance | Vidéo

«La programmation en tant que place de jeu développementale: la pensée informatique et la robotique dans la petite enfance», conférence de Marina Umaschi Bers — Professeure à la Tufts University, États-Unis — donnée dans le cadre du colloque Didapro 7 – DidaSTIC Jeudi 8 février 2018, HEP Vaud, Lausanne.

Marina Umaschi Bers est professeure au Eliot-Pearson Department of Child Study and Human Development  et professeur adjoint au département des sciences informatiques à l’ Université Tufts. Elle dirige le groupe de travail interdisciplinaire du développement des technologies. Sa recherche porte sur la conception et l’ étude des technologies d’apprentissage novatrices pour promouvoir le développement positif des enfants. Elle a également développé et dirigé le programme de certificat d’études supérieures sur la petite enfance de la technologie  de l’Université Tufts.

La professeure Umaschi Bers est née en Argentine, où elle a fait ses études de premier cycle en communication sociale à l’ Université de Buenos Aires . En 1994 , elle est venue aux États – Unis où elle a obtenu un diplôme de maîtrise en éducation, médias et technologie de l’Université de Boston et une maîtrise en sciences et un doctorat du MIT Media Laboratory où elle a travaillé avec Seymour Papert.

Depuis le milieu des années 90, la professeure Umaschi Bers a conçu et conçu divers outils technologiques allant de la robotique aux mondes virtuels. Ses recherches actuelles portent sur les nouvelles technologies telles que la robotique et les langages de programmation dans la promotion de nouvelles façons de penser et d’apprentissage dans la petite enfance associées au développement socio-affectif.

La Prof.  Umaschi Bers a, par exemple, co-développé le langage de programmation ScratchJr en collaboration avec Mitch Resnick du MIT Media Lab et Paula Bonta, de la société PICO. Elle a également développé le kit robot KIBO pour les enfants de 4 à 7 ans. KIBO peut être programmé avec des blocs en bois sans utiliser de claviers ou d’écran.

Coding as a Playground: Programming and Computational Thinking in the Early Childhood Classroom (Paperback) book cover

La philosophie de Bers et l’approche théorique, ainsi que les méthodes pédagogiques et d’évaluation ont donné lieu aux ouvrages suivants :  “Coding as Playground: Programming and Computational Thinking in the Early Childhood Classroom” (Routledge, 2018); “The Official ScratchJr Book” (2015; No Starch Press); “Designing Digital Experiences for Positive Youth Development: From Playpen to Playground” (2012, Oxford University Press); and “Blocks to Robots: Learning with Technology in the Early Childhood Classroom” (2008; Teacher’s College Press).

Source : Marina Bers – la pensée informatique dans la petite enfance

Nicola Lo Calzo : «Nous sommes tous les héritiers et héritières de l’esclavage»

Depuis 2010, le photographe italien Nicola Lo Calzo travaille sur une série intitulée Cham, qui questionne la mémoire de l’esclavage. «Je n’ai pas la prétention de donner des réponses,explique-t-il. Il s’agit plutôt de poser des questions, de m’interroger et de nous interroger sur notre propre présent, de le déconstruire à travers une perspective historique, pour mieux en saisir sa complexité. Pourquoi ces pratiques existent-elles aujourd’hui, à quels besoins identitaires répondent-elles? Dans quelle mesure peuvent-elles façonner l’identité d’un peuple, d’une famille ou d’une personne? Pourquoi sont-elles souvent considérées comme des mémoires marginales et communautaires, alors que l’esclavage a été un phénomène global dont nous sommes tous les héritiers et héritières?»

Après s’être rendu en Afrique de l’Ouest, aux Caraïbes et aux États-Unis, Nicola Lo Calzo poursuit actuellement son projet en Sicile, avec le soutien du Prix Élysée 2018-2010, pour lequel il a été nominé. Deux livres ont déjà été publiés dans le cadre de ce projet, Obia(éditions Kehrer) en 2015 et Regla (éditions André Frère et Kehrer) en 2017.

Cham, Série «Obia», Adrien Ajintoena, Village de Charvein, Guyane française, 2014 | Nicola Lo Calzo / Courtesy of L’agence à Paris et Dominique Fiat
Cham, Série «Obia», Adrien Ajintoena, Village de Charvein, Guyane française, 2014 | Nicola Lo Calzo / Courtesy of L’agence à Paris et Dominique Fiat

«Quand je parle des mémoires de l’esclavage, j’entends certaines pratiques d’ordre culturel, religieux et social élaborées pendant la période coloniale et la traite européenne des Africaines et Africains et qui perdurent encore aujourd’hui. Cham est un projet photographique certainement ambitieux, le vaste champ de recherches étant à la mesure du phénomène planétaire qu’a été l’esclavage, mais je n’ai pas la prétention de donner des réponses.»

Source et lire l’article entier : «Nous sommes tous les héritiers et héritières de l’esclavage» | Slate.fr

A écouter : Patrick Boucheron : « Ecrire l’Histoire, c’est donner à comprendre la manière dont un peu de temps se plie dans l’espace »

Il nous dit de refuser l’arrogance du présent, le Moyen Âge est son terrain de réflexion. Branchez vos radios, Patrick Boucheron fait sa Masterclasse. Quel bel été !

Extraits choisis :

« On doit refuser l’arrogance du présent. On a quelque chose à apprendre du passé, qui n’est pas seulement l’antonyme de notre modernité. »

« J’ai eu la chance d’avoir des enseignants, Jean-Louis Biget notamment, qui voulaient nous délivrer, au sens propre du terme, nous sortir des livres. Nous montrer que l’Histoire c’est pas dans les livres, c’est aussi dans les lieux où elle se fait. Et pour la vivre, pour la saisir dans son intensité, il fallait sortir de chez soi. Je suis allé en Sicile, au Portugal… »

Source : Patrick Boucheron : « Ecrire l’Histoire, c’est donner à comprendre la manière dont un peu de temps se plie dans l’espace »| France culture

Crédit photo : Patrick Boucheron• Crédits : ULF ANDERSEN / AURIMAGES – AFP

Sac de plage : Le goût de l’archive à l’ère numérique | Projet éditorial

Frédéric Clavert (frederic.clavert@uni.lu) et Caroline Muller (caroline.muller@univ-reims.fr) nous présente l’objet de leur projet éditorial dont vous pouvez suivre la passionnante élaboration en ligne. Concernant l’origine du projet, voici la discussion collective initiale autour d’un tweet. Un passionnant working progress qui se lit comme un roman policier. A tester à la plage ?!

« En 1989, Arlette Farge publie Le goût de l’archive. Elle y décrit ce que tout·e historien·ne a pu vivre en centre d’archives : une relation très intime à nos sources primaires – relation indirecte aux personnages du passé, issu·es des élites ou du peuple -, que l’on s’approprie physiquement – à la fois par la commande et le dépouillement des « boîtes » d’archives – et intellectuellement – par la prise de note. Cette relation intime s’inscrit dans un espace particulier, le centre d’archives. Malgré toutes les différences d’un centre à l’autre, nous y fixons des rites (notre place préférée, notre rythme préféré, etc). Cette relation intime, ces rites, sont des éléments déterminants de notre travail d’historien-ne-s, qui conditionnent pour partie leur interprétation de nos sources et, ainsi, le récit du passé que nous en tirons. Traduit en plusieurs langues, ce livre a eu un succès international rare.

New York Times. Salle de Presse (1942). Crédit image : Pixabay. CC0 Creative Commons. Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

Près de trente ans après la publication du Goût de l’archive , si la numérisation massive des données est, aujourd’hui, très loin de concerner toutes nos sources, si les administrations, entreprises, associations ou particuliers sont encore loin d’une production exclusivement numériques de leurs documents – nos sources futures –, la mise en données des archives présentes et futures avance à très grand pas et bouleverse notre relation à nos sources. De plus en plus, nous consultons non des boîtes de papier commandées dans un centre d’archives, mais des PDFs en ligne, des bases de données constituées par nous, pour nous ou que nous détournons parfois de leur usage d’origine. Nombreux sont les corpus désormais constitués, exclusivement ou non, directement à partir de nos ordinateurs personnels, et, dans certains cas, à partir de serveurs bien plus puissants à même de gérer des quantités inédites de sources. Les séjours en centres d’archives se sont transformés, par l’introduction de nouvelles médiations entre nous et nos sources : celle de l’appareil photo, celle de l’ordinateur et de ses logiciels, très variés, que nous utilisons.

Notre relation aux sources s’en voit nécessairement changée. Si d’autres ouvrages ont déjà abordé cette question, peu l’envisagent sous l’angle qu’Arlette Farge avait donné au goût de l’archive: celui de l’intimité entre les historien·nes et leurs sources, celui du rapport physique et intime aux sources primaires, celui des rites que nous instaurons quand nous visitons un centre d’archives.

L’ouvrage que nous proposons a pour but de se poser la question de l’appropriation par l’historien·ne de ses sources à l’ère numérique. Ont-elles toujours le même goût? Quels sont nos nouveaux rites?

Ce projet est né d’un message ayant rencontré une préoccupation partagée par plusieurs d’entre nous sur un réseau social numérique. Il a aussi pour ambition d’investiguer un mode d’écriture différent, collaboratif, en ligne, connecté, car le livre physique – écrit par Arlette Farge – est lui aussi en pleine mutation.»

La table des matières (état au 15 juillet 2018) :

Source : http://www.gout-numerique.net

Crédit photo : Pixabay CC0 Creative Commons. Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

« Je fabrique, donc je sais » ou le retour de la culture pragmatique | Ann-Louise Davidson

Ann-Louise Davidson, professeure au Département d’éducation de l’Université Concordia, s’applique à démontrer que l’univers numérique dans lequel nous baignons n’est ni compliqué ni réservé aux experts en programmation. J’ai eu le plaisir de la rencontrer durant mon séjour ce printemps à l’occasion du sommet du numérique à Montréal. Elle est interviewée ici par la journal Le Devoir. Points forts.

Ann-Louise Davidson a elle-même été initiée au début de l’adolescence au langage de la programmation, le « code ». Elle se réjouit des initiatives lancées au Canada et aux États-Unis pour l’enseigner dans les écoles, tout en demeurant sur ses gardes. « Il y a tout un mouvement qui est train de prendre forme, mais apprendre à coder, ce n’est pas suffisant. Il faut apprendre à faire quelque chose avec le code. »

https://youtu.be/uTEzpk0i5Yw

Selon elle, la programmation informatique est avant tout un outil permettant de créer des objets ou de l’information, et surtout de mieux comprendre le monde dans lequel nous évoluons. « Quand on est capable d’utiliser ses connaissances au quotidien, on peut sauver ses objets, ses finances et se protéger comme consommateur. »

Elle souhaite que notre société renoue avec sa « culture pragmatique » et remette en valeur la fabrication de biens ou d’information, pour que les consommateurs deviennent aussi des producteurs. « Je fabrique, donc je sais », résume-t-elle, en adaptant la célèbre formule du philosophe René Descartes.

À l’époque, le boulanger pouvait faire du pain, mais il savait aussi construire une maison, illustre la professeure. Pourquoi ne pourrions-nous pas à notre tour cumuler les aptitudes, y compris celles qui touchent le monde numérique ?

« Ce que je voudrais, c’est que l’école soit un peu plus en lien avec le réel et un peu moins théorique, affirme-t-elle. C’est certain que la théorie fait partie de la scolarisation, mais il y a autre chose. »

Source : Ann-Louise Davidson appelle au retour de la culture pragmatique | Le Devoir

Crédit photo : Annik MH de Carufel Le Devoir. La professeure Ann-Louise Davidson devant la table de jeux qu’elle a créée avec ses étudiants.

Découverte d’outils de pierre de plus de 2 millions d’années en Chine | ICI.Radio-Canada.ca

La mise au jour en Chine d’outils en pierre, vieux de 2,12 millions d’années, repousse d’au moins 270 000 ans la présence de l’homme sur le continent asiatique, selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature.

Des archéologues examinent une pointe de quartzite découverte dans le sud du plateau de Loess en Chine. La pièce a plus de 2 millions d’années.

Jusqu’à aujourd’hui, les plus anciennes traces humaines « non africaines » dataient de 1,8 million d’années. Il s’agissait de restes humains mis au jour dans le Caucase, sur le site de Dmanissi, en Géorgie.

Ces outils ont été découverts par une équipe de chercheurs menée par Zhaoyu Zhu de l’académie chinoise des sciences à Shangchen, dans le sud du plateau de Loess en Chine. Ils ont été mis au jour avec des fragments d’os animal.

Cette découverte implique que les homininés [le groupe de l’homme et du chimpanzé, NDLR] ont quitté l’Afrique plus tôt que ne l’indiquaient les preuves de Dmanissi.

Robin Dennell, du département d’archéologie de l’université britannique d’Exeter, coauteur de l’étude

Lire la suite : Découverte d’outils de pierre de plus de 2 millions d’années en Chine | ICI.Radio-Canada.ca

Claude Lanzmann : filmer l’horreur | Du grain à moudre – France culture

Comment dire l’indicible ? Comment montrer l’horreur sans passer par la fiction ? C’est la question que pose ce monument du cinéma : Shoah, travail immense de Claude Lanzmann, qui nous a quitté le 5 juillet dernier. France Culture lui a rendu hommage. 

L’émission :

« Je ne me suis jamais guéri de la mort. Ce qui me scandalise le plus dans le monde, c’est de devoir mourir. Je n’aime pas la musique, et je n’aime pas mourir. Vous pouvez dire ça de moi »… c’est ce que déclarait Claude Lanzmann il y a peu sur France Culture.

Claude Lanzmann a été résistant, journaliste, proche de Sartre, amant de Beauvoir, directeur de la Revue des Temps Modernes… puis réalisateur de Shoah qui fut évidemment sa grande œuvre. Il a été question de tout cela et de bien d’autres choses, comme son goût pour l’aventure. Nous nous arrêtons sur l’impact intellectuel de son travail, et sur le débat né à la sortie de Shoah en 1985… Un débat qui court jusqu’à aujourd’hui.

Car les 9h30 de films ont été un véritable choc à sa sortie. Lanzmann répondait à cette question impossible : Comment dire l’indicible ? Ce film et ses 350 heures de rushes sont un véritable tournant historiographique et posent définitivement la question du témoignage et de la représentation de la Shoah.

Intervenants :

  • écrivain, philosophe
  • professeur d’histoire et d’esthétique du cinéma à Paris III Sorbonne-Nouvelle, formateur au Mémorial de la Shoah
  • Historien du cinéma
  • maître de conférences en philosophie à l’Université Paris-Nanterre
  • historien, chercheur postdoctoral à l’Université de Montréal et associé à l’Institut d’histoire du temps présent

Pour aller plus loin :

Shoah, une double référence ? : des faits au film, du film aux faits

Shoah, une double référence ? : des faits au film, du film aux faits de Rémy Besson

Shoah de Claude Lanzmann est  aujourd’hui considéré comme une référence. Le film a en grande partie  défini la manière dont est traité et représenté le génocide des juifs,  au point d’imposer l’usage du terme Shoah dans la langue courante.
Pendant  des années, il a été quelque peu difficile de contenir l’émotion que  procure le film, et de tenter une approche distanciée, voire parfois  critique. Dans les années 2000, un événement va notablement modifier la  situation : la mise à disposition des rushs de Shoah au Musée  Mémorial de l’Holocauste (Washington), c’est-à-dire de toutes les images  non retenues dans la version finale du film, ainsi que les  transcriptions et résumés annotés des entretiens. Il devenait ainsi  possible de se confronter au film de l’intérieur. Fabrication du film et  choix au montage, modes de diffusion, appropriations successives dans  les médias et par les intellectuels, ou encore influence du projet sur  le travail d’autres réalisateurs, l’étude de Shoah permet de mieux comprendre comment le film est devenu un monument.
Sans  prendre le film comme un mythe qu’il faudrait déconstruire, mais en  révélant la dynamique des places qu’occupent le réalisateur et ses  équipes, ainsi que les protagonistes et les spectateurs, Rémy Besson,  historien et spécialiste des cultures visuelles, retrace ici la genèse  de Shoah. (Présentation de l’éditeur)

Source : Claude Lanzmann : filmer l’horreur

Crédit photo : Claude Lanzmann reçoit l’Ours d’or à la Berlinale 2013 • Crédits : Sven Hoppe – Maxppp

#ApollinR18 | Site des Lettres de l’Académie de Nice

Des enseignants de l’académie de Nice et de trois autres – Aix-Marseille, Montpellier, Toulouse – se lancent dans un projet interacadémique appuyé sur l’un des axes proposés dans les TraAM 2018-19.

Faire collaborer les élèves à la publication d’une édition de textes d’Apollinaire, enrichie par des productions numériques et en particulier orales. 

Pourquoi avoir choisi Apollinaire?

ApollinR18

Le 9 novembre 1918 disparaissait le poète, atteint par la grippe espagnole. Il meurt deux jours avant l’armistice et après avoir survécu à une grave blessure à la tête. Le projet se situera donc dans le contexte de la commémoration de la fin de la Première guerre mondiale. Mais surtout, l’oeuvre d’Apollinaire se prête particulièrement à un projet d’édition collaboratif alliant la voix et l’image pour des élèves des écoles, des cycles 3 – 4 et du lycée. 

L’oeuvre d’Apollinaire fait aujourd’hui partie du domaine public, La BNF et Gallica disposent de ressources importantes de même que la BRNEDU.

Une action sur Twitter ouverte à tous:

Vous êtes Professeurs des écoles ou enseignants du second degré, alors participez à l’action #ApollinR18 en programmant des travaux inspirés de l’oeuvre du poète avant le 9 novembre 2018 et publiez-les sur votre compte Twitter le jour J en mentionnant le mot dièse dédié:

  • des textes à la manière de…
  • des calligrammes photographiés
  • des productions oralisées
  • …

Une autre idée à partager? Contactez le IAN de l’académie de Nice afin que votre proposition soit mentionnée: ian.lettres(at)ac-nice.fr – (Rempalcez (at) par @)

Une page dédiée au projet sera alimentée régulièrement.

Source de l’information : Site des Lettres de l’Académie de Nice

Histoire générale de l’Afrique | UNESCO

L’Histoire générale de l’Afrique, écrite entre 1964 et 1999 sous l’égide de l’Unesco par plus de 200 historiens, est disponible en ligne. Le deuxième volet du projet, en cours de développement, est centré sur l’exploitation pédagogique de cette somme.

L’UNESCO a lancé en 1964 l’élaboration de l’Histoire générale de l’Afrique pour remédier à l’ignorance généralisée sur le passé de l’Afrique. Pour relever ce défi qui consistait à reconstruire une histoire de l’Afrique libérée des préjugés raciaux hérités de la traite négrière et de la colonisation et favoriser une perspective africaine, l’UNESCO a fait appel aux plus grands spécialistes africains et internationaux de l’époque. Désormais, les 8 premiers volumes publiés sont disponibles gratuitement en ligne sous format .pdf.

Supervisée par un Comité scientifique international dont deux tiers étaient africains, l’élaboration des huit volumes de l’Histoire générale de l’Afrique a mobilisé plus de 230 historiens et autres spécialistes pendant plus de 35 années. Achevé en 1999, ce travail colossal qui eut un grand retentissement en Afrique et, au-delà, dans les milieux scientifiques et universitaires, est considéré comme une contribution majeure à la connaissance de l’histoire et de l’historiographie africaines.

Cette œuvre pionnière a pour son ambition de couvrir l’histoire de la totalité du continent africain, depuis l’apparition de l’homme. Une Histoire qui ne laisse plus dans l’ombre la période pré-coloniale et qui insère profondément le destin de l’Afrique dans celui de l’humanité en mettant en évidence les relations avec les autres continents et la part des Africains dans le dialogue des civilisations. La collection complète est publiée en huit volumes. Poursuivant son action en faveur de l’Afrique, l’UNESCO vient de lancer la seconde phase de ce projet : l’utilisation pédagogique de l’Histoire générale de l’Afrique.

Le résumé des volumes de la collection :

  • Volume I – Méthodologie et préhistoire africaine
    Ce volume, consacré au développement de l’historiographie africaine à la lumière des techniques archéologiques récentes et de la tradition orale, aborde l’art préhistorique, les techniques agricoles et le développement de la métallurgie sur le continent.
  • Volume II – Afrique ancienne
    Ce volume traite environ 9 000 ans d’histoire, de la fin du Néolithique jusqu’au VIIe siècle avant l’ère chrétienne, période dominée par l’apogée des anciennes civilisations égyptiennes. Les différents chapitres traitent des civilisations de la vallée du Nil et des hauts plateaux éthiopiens, du Sahara, d’Afrique du Nord, du reste de l’Afrique et de certaines îles de l’Océan Indien.
  • Volume III – L’Afrique du VIIe au XIe siècle
    Ce volume analyse la propagation de l’Islam et ses interactions avec les traditions africaines ainsi que l’expansion bantu qui transforme la carte démographique et linguistique de l’Afrique centrale et australe. Les contacts entre l’Afrique et le reste du monde se multiplient.
  • Volume IV – L’Afrique du XIIe au XVIe siècle
    Ce volume traite du développement de l’islam, des grands empires et royaumes (Mali, Songhaï, Almohades, etc.) ainsi que de l’augmentation des échanges commerciaux et culturels. L’ouvrage traite de l’ensemble des civilisations africaines de l’époque dans leur diversité culturelle, religieuse et linguistique.
  • Volume V – L’Afrique du XVIe au XVIIIe siècle
    Ce volume aborde les grandes formations sociopolitiques du continent marquées par la fin des grands empires, les premiers contacts avec les Européens et le début de la traite Atlantique, qui prendra son plein essor avec le développement des grandes plantations dans le Nouveau Monde.
  • Volume VI – Le XIXe siècle jusque vers les années 1880
    Cette période cruciale de l’histoire du continent africain fut le théâtre de grandes transformations économiques et sociales résultant de l’émergence des nouveaux États africains.
  • Volume VII – L’Afrique sous domination coloniale, 1880-1935
    Le partage du continent et ses répercussions sur le développement socioculturel, démographique, économique de l’Afrique. La montée des mouvements anticolonialistes, le renforcement des nationalismes, les interactions avec les populations noires d’Amérique du nord sont abordés dans ce volume.
  • Volume VIII – L’Afrique depuis 1935
    Ce volume aborde l’histoire contemporaine de l’Afrique sous un angle culturel, politique et économique, analysant l’effort entrepris par le continent à l’époque postcoloniale pour s’affranchir des relations de dépendance subsistant encore à l’égard des anciennes puissances coloniales.
  • Volume IX
    Ce volume traitera l’histoire récente depuis la décolonisation, la fin de l’apartheid et la place de l’Afrique dans le monde.

Source : https://www.unesco.org/fr/general-history-africa

Crédit image : © Sulaiman Ishola « African Faces », acrylique sur toile