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Bienvenue chez les Gaulois – Inrap – Magazine

Depuis près de trente ans, l’archéologie préventive révèle une nouvelle image des Gaulois qui ont occupé notre territoire au second âge du Fer (entre 450 et 50 ans avant notre ère). Leurs vestiges, passés au crible des sciences de l’archéologie, offrent une vision fine de leur quotidien, y compris de leur habitat. Ce magazine multimédia vous invite à entrer chez eux !

Le site est organisé en trois parties :

  • LA GAULE EST DANS LE PRÉ : Si les guerriers dominaient la société, les paysans représentaient la majorité. Le paysage des campagnes gauloises offrait une mosaïque de vastes champs cultivés et de pâtures, régulièrement ponctués d’exploitations agricoles de différentes tailles.
  • L’ÉMERGENCE DES VILLES : À partir du IIIe siècle avant notre ère, la population gauloise a connu une forte croissance démographique, accompagnée d’une intensification de la production agricole. Ces phénomènes ont conduit à des regroupements au sein de villages, de bourgades et même à la création de capitales, les fameux oppida.
  • QUAND LA GAULE DEVIENT ROMAINE : En 50 avant notre ère, toute la Gaule (oui, toute !) était conquise par les Romains. L’adoption des coutumes romaines alliées aux traditions gauloises a donné naissance à l’originale civilisation gallo-romaine. Ses caractéristiques s’exprimèrent notamment dans l’habitat, aussi bien en ville qu’à la campagne.

Le site : Bienvenue chez les Gaulois – Inrap – Magazine

Humanités numériques : les 500 ans de la mort de Bosch se célèbrent en version numérique

Appli, réalité virtuelle, films, site web … les 500 ans de la mort de Bosch se célèbrent en version numérique

Durant toute l’année 2016, la ville d’Hertogenbosch (Pays-Bas) fête son plus célèbre artiste.

Vidéo trailer du festival Bosch 500:

Le festival culturel « Bosch 500 ans » a démarré sur la place du marché, juste devant son ancien atelier. Le 13 Février 2016, l’exposition « Jérôme Bosch – Visions d’un génie » (13 Février – 8 mai 2016) a ouvert ses portes au Het Noordbrabants Museum. L’exposition est le point culminant d’une année de fête, événement culturel international majeur commémorant le 500e anniversaire de la mort du génie Jérôme Bosch dans sa ville natale. C’est une exposition unique, car jamais auparavant un si grand nombre d’œuvres de Bosch n’a été exposé ensemble à Hertogenbosch (20 peintures, 19 dessins, divers triptyques et des panneaux), mais aussi parce que les résultats de nombreuses recherches sur Bosch et d’opérations de conservation seront présentés.

Site web complet

Un site web complet (en anglais et néerlandais) offre un panorama complet des activités de l’année Bosch. Il permet notamment d’acheter les billets en ligne mais offre également une boutique virtuelle. Le festival Bosch est également présent sur les réseaux sociaux: facebook, twitter et Youtube # Bosch500.

Des dispositifs numériques particiluièrement innovants sont également proposés pour accompagner cette année des commémorations dont une Visite virtuelle interactive du « jardin des délices.

Trailer du film « Hieronymus Bosch, touché par le diable »:

Jheronimus Bosch, Touched by the Devil TRAILER from Pieter van Huystee Film on Vimeo.

Plus d’informations sur ces commémorations : Appli, réalité virtuelle, films, site web … les 500 ans de la mort de Bosch se célèbrent en version numérique

Revue de presse : La Grande Guerre en dessins

Les oeuvres rassemblées sur ce site sont des dessins réalisés par des artistes contemporains de la Grande Guerre qui furent pour certains également combattants.
Ces dessins sont accompagnés de textes de journaux de tranchées, de témoignages écrits d’anciens soldats ou d’extraits d’oeuvres littéraires traitant du conflit.
Le site présente environ 80 dessins.
Ils ont été regroupés en galeries thématiques illustrant la vie des soldats durant la guerre : la tranchée, le répit, le feu…
L’entrée Les dessins donne accès à une visualisation exhaustive où le trait et le plume se cotoient tandis que Les croquis propose une sélection de quelques oeuvres autour de thèmes choisis visibles à l’aide d’une navigation rapide.
La plupart de ces dessins sont, suivant la législation en vigueur, encore protégés.
La Grande Guerre en dessins est un site de particulier.
Les dessins présentés sont issus d’ouvrages anciens. Ils ont été numérisés et traités avec soin.
Comme tout site amateur, le contenu sélectionné peut paraitre incomplet ou non représentatif.

Source : L’accueil – LA GRANDE GUERRE EN DESSINS

Annette Wieviorka : “Le procès Eichmann a permis de comprendre la rationalité nazie”

Le procès Eichmann, en avril 1961, fut un moment décisif: dans l’histoire de l’Europe, dans l’histoire d’Israël, dans l’histoire de l’humanité. Le procès du plus célèbre fonctionnaire nazi est analysé, sous divers angles, dans « le Moment Eichmann ». L’historienne Annette Wieviorka a codirigé l’ouvrage. Entretien de BibliObs.

Le livre dirigé par Sylvie Lindeperg et Annette Wieviorka analyse, sous divers angles, le déroulement et l’écho de ce procès. Depuis les comptes-rendus à la radio (chapitre d’Amit Pinchevski, Tamar Liebes, Ora Herman), jusqu’à l’utilisation des archives (chapitre de Stewart Tryster), en passant par la représentation de la Shoah en URSS (Vanessa Voisin) ou l’étude de l’empreinte du procès dans le cinéma israélien (Ophir Lévy), le livre démonte toute la mécanique de cette représentation, théâtrale sous bien des aspects, qui se termina par la pendaison – mille fois méritée – d’Adolf Eichmann.

Désormais, il n’y avait plus d’impunité pour les génocidaires.

J’ai plus particulièrement appris :

Dans votre livre, on peut lire qu’Israël n’était pas intéressé par la chasse aux nazis, et que, pourtant, on a conçu des lois, très rapidement, qui punissaient le nazisme. 

Oui, mais la loi de 1950, sur les nazis et leurs collaborateurs, n’était pas faite pour les SS. Elle était faite pour les Juifs, ceux qu’on considérait comme des collaborateurs juifs, les membres des conseils juifs, les policiers des ghettos, les kapos des camps de concentration. Il y a eu des dizaines de procès contre les kapos.

En ce qui concerne Eichmann, Israël n’était pas très intéressé par l’idée d’un procès: c’est un homme, Fritz Bauer, procureur général du Land de Hesse, qui a forcé la main à Israël. Il a traqué Eichmann jusqu’en Argentine. Bauer était le héros du film «le Labyrinthe du Silence», sorti en 2014. Il est mort, certains disent de façon étrange, en 1968. Il était Juif, socialiste et homosexuel, donc une cible parfaite pour les nazis. Un nouveau film, sorti en Allemagne en octobre dernier, lui rend hommage: «Der Staat Gegen Fritz Bauer». Il est entièrement consacré à l’affaire Eichmann et doit sortir prochainement en France…

Le Moment Eichmann,
sous la direction de Sylvie Lindeperg et Annette Wieviorka,
Albin Michel, 304 p., 20 euros.

L’entretien :  http://ift.tt/1Qc86fJ

Qu’est-ce qui soutient les élèves ?

Qu’est ce qui permet de faire réussir des élèves qui jusque là ne réussissaient pas ? Partant de l’analyse des dispositifs utilisés dans des structure expérimentales, comme les internats d’excellence ou des micro lycées, une étude diligentée par  l’Ifé, le Commissariat à l’égalité des territoires et l’Acsé, élargit la question à celle du soutien aux élèves. L’ouvrage, où on retrouve des auteurs comme D Glasman, P Rayou, ou E Bautier par exemple, démonte avec lucidité les résultats, succès comme échecs, de ces structures.  Il en découle des « invariants » du soutien scolaire et surtout une réflexion profonde sur l’aide. Une leçon qui s’adrese à tous les établissements et qui invite à un nouvel équilibre entre ce qui relève de la bienveillance, du culturel et du cognitif.

Je retiens :

Lutter contre la pensée magique

On entre ainsi dans la partie la plus interessante de l’étude qui lui donne sa valeur universelle. Les auteurs entreprennent de démonter les dispositifs utilisés et même les représentations des enseignants, qui s’avèrent somme toute assez classiques.   » Les équipes que nous avons rencontrées partagent souvent une conception de la réussite des élèves et de l’aide à leur apporter basée sur quelques principes. Tout d’abord, une double logique semble guider leur action, celle selon laquelle « si l’élève travaille plus, il va réussir mieux » et celle selon laquelle « pour que l’élève travaille plus et mieux il doit être réconcilié, heureux en confiance avec l’activité scolaire ». » C’est l’idée que  » Si on offre du soutien, les élèves vont progresser et c’est ce que l’on cherche « . 

Mais ce qu’observent les auteurs c’est que  » les élèves auxquels les dispositifs sont les mieux adaptés sont ceux qui ont le moins besoin d’aide, sont les plus autonomes et les plus au clair sur ce qu’ils dominent et ce qu’ils ne dominent pas ». Car les auteurs y voient une forme de pensée magique :  » cette conception pourrait bien reposer sur l’idée d’un « effet magique du soutien », où les savoirs et l’entrée dans ces derniers, ainsi que les liens et les tissages entre les différents registres vont de soi… À l’épreuve des faits, la réalité n’est pas si simple et les soutiens offerts sont tour à tour détournés, délaissés, mobilisés et dans ces différentes configurations, on peut se demander si est soutenu ce qu’on pense avoir soutenu ou à l’inverse tout autre chose ». On retrouve dans cette analyse l’écho des travaux sur les malentendus et la nécessité d’expliciter les enseignements.

Le compte-rendu du Café pédagogique : http://ift.tt/1mx5W2w

Bruno Devauchelle : Inégalités et numérique à l’école : une question vive ?

Inégalités sociales, inégalités d’aspiration, inégalités scolaires… Ces expressions largement utilisées aussi bien dans les travaux de recherche que dans les discours politiques ne doivent pas masquer deux autres termes qui sont tout aussi importants et complémentaires : différence et fracture.  Pour le dire simplement, tous pareils et pourtant tous différents. Or dans nos usages du numérique, nous sommes tous pareils et pourtant une analyse plus approfondie permet de mettre à jour ces différences.

Je retiens particulièrement à la question Numérique et égalité des chances

Arrive, à la suite des médias de masse, le numérique qui, contrairement au livre et à l’écrit, est dans tous les foyers, utilisé autant par les adultes que par les enfants. Y aurait-il alors une possibilité de renversement des différences et donc des inégalités ? Si tous les enfants accèdent aux objets numériques, n’y aurait-il pas une forme d’égalité des chances. La fracture numérique serait dans l’usage et pas dans la possession nous disent les chercheurs. Oui mais comment ? D’abord signalons que le monde scolaire n’a toujours pas fait son aggiornamento à propos de cette évolution essentielle des pratiques sociales par le numérique. Donc les inégalités continuent de s’appuyer sur les mêmes éléments antérieurs. 

Suffirait-il que l’école développe l’usage du numérique pour que les choses changent ? Il est probable que non. En effet, il faut aller voir du côté de la qualité des pratiques et leur environnement pour approcher la question. Pour la lecture comme pour l’usage du numérique, on a tendance à oublier que la manière d’utiliser l’écrit dans un espace inscrit dans une dynamique de développement appuyée sur la relation humaine, une affectivité, des émotions, est déterminante. Il en est de même pour l’ensemble de l’environnement médiatique, télévision, photo, audio etc.

Le billet de Bruno Devauchelle:  http://ift.tt/1Qc86fu

Revue de presse : Quelles technologies pour apprendre à apprendre ?

Il n’y a pas de questions plus récurrentes que celle de l’introduction des nouvelles technologies au sein de l’école. Quel peut être leur apport, et surtout, leur valeur pédagogique ? Nous permettront-elles d’apprendre différemment ? Dans cet article, l’auteur  s’éloigne toutefois des débats – souvent rageurs – qui agitent les pédagogues ces temps-ci : on n’évoquera pas l’introduction des tablettes, de l’internet, des smartphones. On n’abordera même pas la question de l’apprentissage du code, du moins sous sa forme classique. L’article s’intéresse à des technologies expérimentales soit la réalité virtuelle, Minecraft et l’impression 3D.

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Les villes médiévales, des villes en transition

Le 2 décembre dernier, le film Demain, réalisé par Mélanie Laurent et Cyril Dion, est sorti en salle. Un « phénomène de société », selon un article du Monde du 3 février.

Il envisage de façon plutôt optimiste la question de la crise écologique, en présentant une série de microsolutions qui marchent. Parmi ces solutions, le concept de « permaculture » remporte la part du lion, illustré par l’exemple bien connu de Détroit, dans le Michigan.

Ville développée autour de l’industrie automobile, Détroit est aujourd’hui sinistrée par la crise industrielle, désertée par ses habitants qui avaient les moyens, laissant derrière eux un paysage urbain littéralement en friche. Une partie des habitants s’est alors retroussé les manches, pour cultiver ces friches urbaines, cherchant à produire au sein de la ville une partie des produits frais qu’ils consomment. Bref on cultive dans la ville, parce que la ville cesse d’être dense, et cesse d’être riche. Mais si on regarde en arrière, c’est ce qu’on a toujours fait avant le XVIIIe siècle. Alors, le Moyen Âge, pionnier de l’agriculture urbaine ?

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Manifeste des hautes écoles suisses pour une Suisse au centre du paysage européen de la formation et de la recherche

Deux ans après la votation populaire sur l’initiative contre l’immigration de masse, les hautes écoles mettent en garde contre les conséquences de l’initiative de mise en œuvre et publient un manifeste collectif sur l’importance de la formation et de la recherche suisse. Non seulement la formation et la recherche sont en jeu, mais également l’économie et la prospérité de la Suisse.
Si l’initiative de mise en œuvre était adoptée le 28 février 2016, cela aurait des conséquences tragiques pour la formation et la recherche en Suisse. La Suisse violerait ainsi des engagements en matière de droit international et dérogerait à l’accord sur la libre circulation des personnes. Les négociations déjà ardues engagées avec l’UE pour les accords sur la recherche seraient considérablement entravées. Dans le pire des cas, l’UE pourrait recourir à la clause dite guillotine et résilier tous les accords – en particulier celui concernant la coopération scientifique et technologique.
Si la Suisse ne parvient pas à un accord avec l’UE d’ici fin 2016, elle sera définitivement exclue des accords européens sur la formation et la recherche. Les conséquences économiques seraient désastreuses. En effet, davantage de fonds de recherche sont alloués à la Suisse par l’Union européenne que l’inverse. Selon un rapport récent du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation, la Suisse a attribué entre 2007 et 2013 CHF 2’263 millions à l’UE. L’UE, quant à elle, a versé CHF 2’482 millions à la Suisse. 39% ont profité aux EPF, 28% aux universités, 3% aux hautes écoles spécialisées et 22% aux entreprises.
Dans leur manifeste « Pour une Suisse au centre du paysage européen de la formation et de la recherche », les hautes écoles expriment leur préoccupation concernant l’avenir de la place économique suisse. Il est aujourd’hui urgent de garantir les conditions-cadres pour la formation et la recherche en Suisse. Si la Suisse veut conserver sa position de leader, elle doit aussi être capable de se mesurer à l’échelle internationale avec les meilleurs dans le domaine de la formation et de la recherche.
Communiqué de presse, 8 février 2016
Manifeste « Pour une Suisse au centre du paysage européen de la formation et de la recherche