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A lire : La sonnerie du réveil est un piège capitaliste | Slate.fr

La manière dont l’humain actuel se sort du lit, à l’aide d’un bruit sonore et déplaisant, est assez proche du réveil des ouvriers du XIXe siècle.

Tout au long de l’histoire, les gens n’ont eu globalement jamais besoin de se réveiller à une heure précise. Ils devaient simplement se lever suffisamment tôt pour que le travail à faire dans la journée soit terminé au coucher du soleil. Si vous étiez fermier –et vous l’auriez probablement été–, vous n’aviez pas de patron pour vous dire d’être opérationnel à 9 heures du matin. En réalité, vous n’auriez sans doute même pas su qu’il était 9 heures du matin –tout ce qu’il vous fallait savoir, c’était à quel moment traire les vaches et point barre.

À LIRE AUSSI : Comment se réveillait-on avant l’invention du réveil?

Ce qui allait changer au cours de la Révolution industrielle. Comme l’écrivait en 1967 l’historien du travail E. P. Thompson, dans son texte essentiel Temps, discipline du travail et capitalisme industriel, «la première génération d’ouvriers en usine avait été instruite par leurs patrons de l’importance du temps». Une usine ne sert à rien si les ouvriers viennent travailler quand bon leur chante, les propriétaires d’industrie allaient donc devoir trouver des moyens d’assurer la présence de leurs employés dès potron-minet.

Il y eut par exemple de stridents coups de sifflet pour réveiller les ouvriers vivant dans les parages et marquer le début et la fin des rotations. Dans l’Angleterre industrielle, les «knocker-ups» étaient là pour cogner aux fenêtres des gens et s’assurer qu’ils soient à l’heure au travail. En 1876, quand la Seth Thomas Clock Company brevète le premier réveil-matin mécanique et programmable, le marché n’attendait plus que cette invention. Aujourd’hui, le réveil n’a plus rien à voir avec le cycle du soleil ou les demandes saisonnières de l’agriculture mais est entièrement et artificiellement réglé sur un calendrier de production imposé et dont la rigidité n’aura pas bougé d’un iota.

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A écouter : Quelle pédagogie des mémoires ? France Culture

Nous commençons cette année 2016 en parlant de la mémoire. Au-delà des cours d’histoire, il s’agit d’apprendre à se souvenir ensemble, à l’école, des faits, dates, lieux du passé qui fabriquent une mémoire commune, éduquent les consciences : la Révolution française, la Grande Guerre, la Seconde Guerre mondiale et l’histoire douloureuse du XXème siècle. Peut-on parler de pédagogie de la mémoire ? À quoi peut-elle ressembler ?

Nos deux invités, un enseignant au collège et une élue de Paris se sont penchés sur la question.

Avec : Norbert Czarny, écrivain, professeur de lettres, autour de son travail avec le mémorial de la Shoah ; Catherine Vieu-Charier, adjointe au Maire de Paris chargée de la mémoire et du monde combattant

via Quelle pédagogie des mémoires ? – Information – France Culture.

Référence de l’image : Plaque commémorative L. Jennepin © Radio France

DOSSIER – Le génocide arménien, 1915-2015

En octobre 2015, nonfiction.fr consacrait un dossier au Genocide arménien commis il y cent ans. Trois articles qu’il convient de lire.

  

Le dossier : http://www.nonfiction.fr/article-7754-dossier__le_genocide_armenien_1915_2015.htm

Le génocide des Arméniens en perspective

  

Cent ans après le premier génocide du XXe siècle, Mikaël Nichanian dresse un bilan de l’état actuel des connaissances sur le génocide arménien. Il s’interroge plus largement sur le processus génocidaire, sa construction dans la durée, ses conséquences à moyen et long termes tout en évoquant les difficultés de l’historien dans l’appréhension de tels faits. À l’heure du négationnisme, cet ouvrage rappelle que le génocide a touché la quasi-totalité des deux millions d’Arméniens de l’Empire ottoman, et qu’il est le seul belligérant de la Première guerre mondiale à être directement l’instigateur de la mort de deux tiers des victimes civiles sur son propre territoire.

La suite de l’article : http://www.nonfiction.fr/article-7704-le_genocide_des_armeniens_en_perspective.htm

Plaidoyer pour un peuple assassiné

  

1915 : le génocide arménien fait près de 1,3 million de morts. La date, le chiffre, et les mots sont connus, mais l’histoire l’est-elle vraiment ? C’est la question que l’on se pose en refermant le livre de Michel Marian. L’histoire du génocide arménien est plus complexe que celle connue par le grand public. La déportation et le massacre des Arméniens par les Jeunes-Turcs pendant la Première Guerre mondiale constitue le commencement d’une douloureuse histoire mémorielle entourée d’indignation, de silence, d’oubli, de négation, d’espoir.
La suite de l’article : http://www.nonfiction.fr/article-7705-plaidoyer_pour_un_peuple_assassine.htm

ENTRETIEN – Le génocide arménien en Bande Dessinée – avec Laurent Mélikian

   

 En 2015, 100 ans après le déclenchement de l’extermination des Arméniens dans l’empire ottoman, sont parus deux albums sur le sujet. Dans cet entretien publié en version illustrée par notre partenaire Cases d’Histoire, Laurent Mélikian, qui a dirigé l’un de ces livres, revient sur la représentation du génocide dans la bande dessinée. Journaliste et critique de bandes dessinées, il a collaboré à L’Événement du Jeudi, BoDoï, L’Écho des Savanes. Français d’origine arménienne par son grand-père paternel, il est cofondateur d’un festival de bande dessinée en Arménie.
L’interview : http://casesdhistoire.com/le-genocide-armenien-en-bd-dialogue-avec-laurent-melikian/

S’informer : les nouveaux modes d’accès et les jeunes

Deux émissions radios et un livre pour en savoir un peu plus sur les nouveaux modes d’accès à l’information et la manière dont les jeunes s’informent aujourd’hui. Histoire de bien débuter l’année 2016.

1° A écouter : Les nouveaux modes d’accès à l’information. France Culture

Au moment où les manières de s’informer sont en pleine recomposition, devant l’explosion des réseaux sociaux, quelles conséquences cela a-t-il sur les pratiques de l’information en elles-mêmes ? Assiste-t-on à une multiplication des sources, ou ne risque-t-on pas au contraire les « effets de bulle » et l’enfermement dans des informations toujours similaires ? Et quelles conséquences sur la nature et le format de l’information en elle-même ?

Une émission présentée par Antoine Mercier

Invité(s) :
André Gunthert, titulaire de la chaire d’Histoire visuelle à l’EHESS
Aude Baron, journaliste à Eurosport, rédactrice du blog « Resto-de-Paris »
Thibault Henneton
Isabelle Veyrat-Masson, historienne et sociologue des médias, directrice de recherche au CNRS

A écouter : Les nouveaux modes d’accès à l’information – Information – France Culture Continuer la lecture de « S’informer : les nouveaux modes d’accès et les jeunes »

Actes du Colloque « Apprendre l’histoire et la géographie à l’École »

Une à deux décennies après le colloque de Montpellier sur l’histoire (1984) et celui d’Amiens consacré à la géographie (1991), s’est tenu à Paris, du 12 au 14 décembre 2002 , un colloque intitulé « Apprendre l’histoire et la géographie à l’École ».
Ce colloque a dressé un état des lieux des deux disciplines résolument ancrées dans les sciences humaines. Il a aussi abordé des débats récents autour de la mémoire, de l’histoire du temps présent, de la mondialisation, de la question des territoires… Il a permis également de mener une réflexion sur la place des différents outils utilisés par les enseignants (cartes, documents, images, TICE, SIG…), de réfléchir à la formation des enseignants et de faire émerger les grands chantiers scientifiques, didactiques et pédagogiques qui s’ouvrent pour l’enseignement de l’histoire et de la géographie.

Le sommaire et les liens vers les articles publiés à la suite de ce colloque :

Continuer la lecture de « Actes du Colloque « Apprendre l’histoire et la géographie à l’École » »

Journal de tranchée : Le Ver Luisant. Noël 1915

Le Ver Luisant. Noël 1915 | Il y a cent ans

Provenant de la Collection Clerc, conservée à la Bibliothèque Municipale de Besançon et accessible en ligne.

Ce journal parut d’octobre 1915 à 1919. La Collection Clerc en détient 23 numéros et celui de Noël 1915 compte 6 pages. Sa bannière précise qu’il provient d’une section spécialisée du 6e Régiment du Génie, la Section de Projecteurs. D’où son titre et sous-titre humoristique : Gazette Poilue de la 68e Section reliée avec les Boches par Rayons Lumineux et Fils de fer Barbelés.
L’ensemble des numéros conservés à la Bibliothèque Municipale de Besançon : ver luisant

Noël 1915 : L’Image de la guerre : publication hebdomadaire illustrée

A l’origine, « L’image de la guerre » est une revue hebdomadaire publiée à Bellegarde dans l’Ain près de la Suisse.
Elle paraît pour la première fois en novembre 1914 et disparaît avec la fin de la guerre. Cette revue contient de nombreuses et bonnes photographies dont un grand nombre est dû au célèbre photographe de l’époque Henri Manuel. A partir de mars 1917, elle propose une édition populaire à quinze centimes et une édition de luxe à vingt cinq centimes.
Comme son titre l’indique, cette revue ambitionne de refléter le déroulement de la guerre. Pour cela elle propose de nombreuses photographies accompagnées de textes explicitant le contenu des clichés. Toutefois, cette revue raconte la guerre dans une version épurée et parfois décalée plus qu’elle ne la montre réellement.

Source de l’information : GUIDE DES SOURCES ILLUSTRÉES SUR LA GUERRE 1914-1918 AUX ARCHIVES MUNICIPALES DE TOULOUSE. (1913 – 2008)
L’ensemble des numéro de L’image de la guerre sur Gallica.

Compte-rendu : Visualiser le passé | La Vie des idées

Recensé : Adrien Genoudet, Dessiner l’Histoire. Pour une histoire visuelle, Paris, Le Manuscrit, coll. «  Graphein  », 2015, 206 p., 23,9 €.
Cet essai inaugure à la fois la collection «  Graphein  » aux éditions Le Manuscrit et conclut un cycle de séminaire sur les écritures visuelles de l’histoire de la bande dessinée. En pénétrant les ateliers de dessinateurs de bande dessinée qui se saisissent de l’histoire, attentif au geste, Adrien Genoudet ne propose pas ici simplement une réflexion sur l’histoire et sa représentation, mais sur l’écriture même de l’histoire. Questionnant le «  concept culturel d’histoire  » en interrogeant la notion de passé, il installe sa réflexion dans le giron d’une histoire culturelle renouvelée (Pascal Ory a signé la préface de l’ouvrage).

«Dans cet ouvrage, part belle a été donnée au geste du dessinateur, à ce trait chargé qui, déposé sur le papier, forme et libère les images du passé. La dernière partie offre un retour à la pratique de l’historien, à son geste d’écriture, à son risque d’imposture. Écrire l’histoire, c’est s’engager  ; se commettre avec ce qui a été, retracer ce qui fut avec ce qui nous fait aujourd’hui.

Si Dessiner l’Histoire semble répondre à l’idée d’«  écrire l’Histoire  », il est possible, peut-être même nécessaire, d’envisager une écriture visuelle de l’histoire. Ce livre en fait le pari. Regardeur, chercheur, auteur : écrire une histoire visuelle, c’est percevoir le temps passé en tant que visuel, se confronter au passé comme image composée et analyser «  comment la visualité des époques passées s’imposent dans nos mémoires et quelle est leur performance dans notre société contemporaine  » (p. 174).

Le débat est ouvert. Il est à espérer que les futurs essais de cette collection creuseront le sillon, en s’interrogeant par exemple sur la forme de la bande dessinée dans laquelle le dessin n’est pas produit par le scénariste. Ou encore : existe-t-il des trous noirs dans la représentation de l’histoire, des passés sans image  ?»

Le compte-rendu : Visualiser le passé – La Vie des idées

Entrer dans la guerre d’anéantissement : le Fils de Saul -exprimer des émotions, raconter, se poser des questions.

Mercredi 2 et vendredi 4 décembre 2015, les élèves de 3e du collège Jean Rostand de Sains-en-Gohelle se sont rendus au cinéma les Etoiles de Bruay-la-Buissière pour découvrir le Fils de Saul en compagnie de leurs professeur.e.s de Lettres et d’Histoire-Géographie.

Le Fils de Saul est un film hongrois coécrit et mis en scène par le jeune réalisateur László Nemes. Il a reçu le Grand Prix (la deuxième plus grande récompense) au festival de Cannes en 2015. Il a été acclamé par une grande partie de la critique pour son parti pris formel radical et la rigueur avec laquelle il décrit la vie quotidienne d’un sonderkommando. Quelques journalistes ont exprimé des réserves sur les choix esthétiques et moraux du metteur en scène.

Au terme de deux heures de séance, les élèves de 3e A sont sortis de la salle abasourdis, comme sonnés. Après quelques minutes de silence dans le bus, les questions ont commencé à fuser. Le temps de retrouver nos mots, nous avons tous décidé de prendre du recul par rapport à l’oeuvre. Certains films vivent longtemps dans la mémoire du spectateur et ont besoin d’être minutieusement analysés…Pour le lundi de la semaine suivante, les élèves ont accepté de réaliser sur copie un travail axé sur trois exercices.

Le compte-rendu de la séquence : Entrer dans la guerre d’anéantissement : le Fils de Saul -exprimer des émotions, raconter, se poser des questions.

Moyen-Âge, ce qu’il en reste | Thot Cursus

Thot Cursus nous présente un intéressant dossier sur le Moyen-Âge ce qu’il en reste. Le dossier présente un ensemble de ressources en ligne avec un axe particulier sur les pédagogies actives et les jeux (sérieux, vidéos, de rôle…). Parmi les différentes ressources nous signalons plus particulièrement :

  • Moyen-Age et jeux de rôle : une immersion :  Un de ces week-ends pluvieux où il n’y a rien à faire, je me suis laissé entraîner dans un projet de jeu de rôle par un jeune voisin. Une histoire d’enquête au Moyen-Age, avec une galerie de personnage. J’ai protesté en évoquant mon âge avancé. « Au contraire, il nous faut un vieil enchanteur, et tu seras le plus crédible ! » m’a-t-il répondu. J’ai monté les quelques étages, et j’ai appris ce qu’était le jeu de rôle…
  • Un scénario pédagogique à la sauce Game of Thrones : une présentation de mon travail réalisé sur ce blog ainsi que de ma chronique à ce sujet pour le Café pédagogique.
  • Déboulonner les idées reçues sur le Moyen Âge : Le Moyen Âge est une période qui a duré un millénaire. Pourtant, ces 1000 ans d’histoire sont plutôt méconnus. Les perceptions sont tenaces par rapport à cette période historique. Souvent perçue comme une époque de grande noirceur, les historiens et férus de médiéval tentent peu à peu de la réhabiliter et de remettre les pendules à l’heure.
  • Se transporter dans l’ère médiévale par le jeu vidéo : L’histoire est une source intarissable pour les créateurs de jeux vidéo. Que ce soit des uchronies ou des représentations réalistes, les périodes historiques inspirent. Le Moyen Âge est bien servi par des reproductions politiques et militaires réalistes ainsi que des visions fantasmées grâce à la littérature fantastique. Une vraie quête !
  • Mystère dans ma ville, un serious game sur l’épopée médiévale de Limoges : Pour découvrir Limoges, son histoire et son patrimoine, la ville de Limoges a mis en place un jeu de parcours sous forme de quête mystérieuse.
  • …

Un dossier qui ravira les enseignants à propos du Moyen-Âge.

Le dossier complet : Moyen-Âge, ce qu’il en reste | Thot Cursus.