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« Quelle Histoire ! » Une application du Musée des Beaux-Arts de Montréal réalisée avec Ubisoft et destinée aux élèves

Le 15 novembre 2017, le Musée des beaux-arts de Montréal a lancé Quelle Histoire! Une application interactive pour tablette numérique, destinée aux élèves du secondaire. Grâce à l’aide financière d’Ubisoft Montréal et conçu et produit par le MBAM, les groupes scolaires auront l’occasion de parcourir le musée d’une manière originale et interactive.

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Ce nouvel outil d’apprentissage pluridisciplinaire propose aux élèves de découvrir la collection d’art québécois et canadien du pavillon Claire et Marc Bourgie du MBAM, et d’explorer des époques et des réalités culturelles diverses à travers des oeuvres d’art. Ce virage numérique pour le Musée a déjà été amorcé avec le lancement de sa plateforme educart.ca1 en septembre dernier pour rendre sa vaste collection d’art accessible au plus grand nombre.

Partenariat avec Ubisoft

Ce partenariat entre le Musée et Ubisoft Montréal s’inscrit dans le programme Ubisoft Codex, qui a pour objectif d’éveiller la jeunesse, et de développer leur curiosité d’apprendre par le jeu. Avec le MBAM, Ubisoft Codex compte désormais 20 partenaires en éducation et 17 initiatives pour soutenir la persévérance scolaire à tous les niveaux.

L’application Quelle Histoire !

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L’application Quelle Histoire! convie les élèves de toutes les classes du secondaire à un voyage dans le temps à la découverte de la collection d’art québécois, et canadien. Les élèves sont divisés par groupe de deux, et avancent à leur rythme tout au long du parcours. En suivant le fil de l’histoire et en explorant les cultures de diverses époques, les élèves peuvent apprécier les oeuvres par le biais de questions d’observation, de réflexions et de déductions. 

Conjuguant une approche artistique, technologique, sociale et historique, les contenus pluridisciplinaires s’arriment au Programme de formation de l’école québécoise. Un croisement entre l’évolution de l’art et de la société permet à l’élève de situer, par exemple, l’époque des rencontres entre Autochtones et colonisateurs, la vie de leurs ancêtres à l’aube de l’industrialisation, la formation des artistes, le développement de la métropole, la modernité dans l’art, les revendications des artistes au temps des manifestes, etc.

L’application a été inspiré par un projet de recherche sur la médiation numérique mené par Marie-Claude Larouche, professeure à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

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L’article : Le Musée des Beaux-Arts de Montréal lance avec Ubisoft une nouvelle application destinée aux groupes scolaires

  1. Concernant Educart, vous pouvez lire l’article du CLIC France. ↩

Sortir du Cloud… et d’Evernote avec DEVONthink et MacJournal

Après les appareils photos ou les motos, l’ère du Vintage pourrait bien débouler sur nos MacBooks ou nos iPads. Pour le plus grand bien de la protection de nos données.

Le Cloud s’est imposé. Il permet de synchroniser en temps réel et sans se préoccuper de la manoeuvre nos données entre nos ordinateurs, nos tablettes et nos téléphones portables. Certes… Mais cela aux dépens de la maîtrise personnelle de nos données. La fin de la neutralité du net aux Etats-Unis est le dernier avatar en date des dangers qui nous guettent au coin du Cloud (Les Etats-Unis abrogent la neutralité du Net, un principe fondateur d’Internet | Le Monde, 14.12.2017).
Ce n’est donc probablement pas par hasard si un logiciel comme NoteTaker longtemps en déshérence renaît gentiment de ses cendres et que ses géniteurs bûchent actuellement sur une nouvelle version, la numéro 4. près une longue léthargie, le site dédié a été réactivé et quatre billets de blogs ont été publiés depuis septembre 2017.
NoteTaker est un carnet de note collaboratif qui synchronisait ses données entre appareils via le même réseau ou entre utilisateurs via des serveurs locaux. La version réseau, NoteShare, avait été introduite en 2006.

Comme le note, un billet récent publié sur le site du développeur (A very brief history of sharing notebooks) :
« As its name implies, NoteShare was and still is about sharing notebooks for collaborative work.  Encouraged by Doug Snow at Apple and other passionate NoteTaker users, we imagined NoteShare as a simple yet elegant solution for sharing and working on notebooks across LANs and other ad-hoc wireless networks. In the process of launching and refining NoteShare, we learned a lot about networking and provisioning 24/7 access to notebooks which eventually resulted in the development of a dedicated notebook server solution launched as NoteShare Server.  At the time, we were intensely focused on serving the needs of schools, research teams and workgroups that found real productivity in offering dedicated notebook sharing for campus LANs. Over time though, the cloud-based storage services emerged and became the default choice for maintaining synchronized documents and files across multiple user devices. Collaboration went from real-time interaction to asynchronous workflows and then distributed synchronization of documents across mobile devices. »

Mais après dix ans d’iPhone et de partage sur le Cloud (iCloud, Google Drive, Box, DropBox and Microsoft’s OneDrive), les concepteurs de NoteTaker en sont revenus à l’idée de base que les utilisateurs veulent à nouveau maîtriser la synchronisation de leurs données sur leurs différents appareils. La nouvelle version de NoteTaker 4 et de NoteShare 4, « will seamlessly support iCloud Drive synchronization.  We will always support our own sharing technology for collaborating and editing notebooks in real-time but now MacOS desktop users will have even more control of their notebooks and their workflows.  It’s true, old software dogs like us can learn new tricks especially when they’re obvious ».

Cette version 4 est prévue pour la fin de cette année. A suivre donc…

L’ère du logiciel vintage approcherait donc pour le plus grand bénéfice de la sécurité de nos données. D’ailleurs NoteTaker n’est pas le seul en son genre. Deux autres logiciels au moins sur OS X et iOS permettent de collecter des données, de les conserver et de les échanger entre nos différents appareils tout en nous permettant de garder, si on le souhaite, la maîtrise du processus et en nous offrant une transparence bienvenue en la matière : DEVONthink et MacJournal.
Des deux, MacJournal offre certainement l’expérience la plus vintage. En effet, son interface n’a guère évolué ces dernières années et sa dernière mise à jour (mineure) remonte à plus d’une année sur OS X et à six mois sur iOS. Il est cependant fort complet et permet très facilement de synchroniser ses carnets via le réseau wifi domestique (n’hésitez pas à relire mon billet de 2014 Écrire avec son iPad : les «complets»). Il est très rapide sur iOS comme sur OS X. A ce titre, il est tout à fait adéquat pour une prise de note sur iPhone (et plus particulièrement les moins récents). Il permet également très facilement de publier sur ses blogs WordPress (ainsi que sur d’autre plateformes). C’est la version remasterisée à la mode Scrambler de ma BMW 1150 R :
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Restés classique sous OS X, DEVONthink a lui plus évolué au niveau de sa version pour iOS et supporte même le glisser/déposé sur l’iPAD. C’est la version Nine T Scrambler de BMW :
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Dans les deux cas, si vous souhaiter retrouver plus de maîtrise et de transparence dans la synchronisation de vos données entre vos Mac et vos iPad, vous en aurez pour votre argent. Personnellement, je suis particulièrement, et à nouveau, bluffé par la rapidité de MacJournal sur mon iPad ainsi que ses différents modes de navigations pour retrouver mes notes (par journal, par timeline, par calendrier, par tags ou par recherche interne). Dans ce domaine, Evernote, comme OneNote d’ailleurs, pourrait largement en prendre de la graine.

L’immigration en terre vaudoise | Revue historique vaudoise no 125

Le 125e numéro de la Revue historique vaudoise consacre son dossier spécial à l’histoire de l’immigration en terre vaudoise.

Ce dossier spécial expose dans toute sa diversité l’histoire de l’immigration dans le canton de Vaud et en Suisse romande. Réunissant une dizaine d’auteurs issus autant du monde académique que de la société civile ou de l’immigration, ce numéro offre des contributions originales et inédites sur l’histoire de plusieurs vagues migratoires jusqu’alors peu étudiées, à l’exemple de la migration fribourgeoise sur les rives du Léman, le souvenir du Refuge huguenot dans de nombreuses familles vaudoises, l’histoire des associations italiennes à Lausanne ou encore la représentation des travailleurs saisonniers par la Télévision Suisse Romande dans les années 1970 et 1980.
Cette livraison de la RHV s’intéresse non seulement à l’histoire de plusieurs communautés étrangères, mais aussi à la mémoire de l’immigration à travers le récit de plusieurs auteurs eux-mêmes issus de la migration.
Ainsi, ce numéro de la Revue historique vaudoise allie recherche historique et questionnements sur un thème d’actualité.

À lire également dans ce numéro:

Les Helvètes en marche: confrontation de sources.
Réforme observante et emprise territoriale: l’éphémère implantation du Tiers-Ordre régulier de Saint-François à Savigny, diocèse de Lausanne, 1491-1531.
Comptes rendus des ouvrages d’histoire vaudoise et romande publiés de 2015 à 2017 (30 titres).

Table des matières du dossier « immigration »

Éditorial (David Auberson): Migrants d’hier et d’aujourd’hui

Gypsiers, tonneliers, charpentiers et domestiques: l’immigration à Aubonne durant le XIXe siècle (Laurence Marti)
L’implantation fribourgeoise en terre vaudoise: le cas des verriers de Semsales transférés à Saint-Prex (1914-1948) (Georges Andrey)
Alexandra Tegleva (1883-1955), une femme dans l’ombre (Irina Ivanova)
L’immigration italienne dans le canton de Vaud, entre constantes et mutations (1950-2017) (Marina Marengo)
Les associations italiennes à Lausanne: une géographie en mouvement entre mémoire et avenir (Angela Alaimo)
Paroles de travailleurs étrangers à la Télévision Suisse romande (1960-1986) (Diolinda Hajda)

Cahier Hélène Tobler
Entre guerre et asile: des réfugiés de l’ex-Yougoslavie sous l’objectif d’Hélène Tobler (Joëlle Bonard)

Mémoire·s de l’immigration
La mémoire de l’origine: familles vaudoises, immigration et identité huguenote (Jean-Pierre Bastian)
Un musée comme lieu de mémoire de l’immigration (Ernesto Ricou)
Le récit des origines (Madeleine Knecht-Zimmerman)

Héroïnes de la Révolution : une anthologie – Littérature et Révolution

Une très chouette initiative de ce carnet de recherche de nous présenter des ouvrages au sein desquels l’histoire des femmes pendant la Révolution occupent une place significative.

 1. Les femmes du 14 juillet

Et si le temps a gardé trace de centaines d’hommes, des femmes, en revanche, il ne nous reste que quelques noms: Marie Choquier, Catherine Pochetat, Marie Charpentier et Pauline Léon. Le fleuve s’arrête là; il entre dans le sable. Et si les femmes sont si mal servies par nos mémoires, si leurs noms de familles ont disparu, si leur adresse, leur date et leur lieu de naissance ne nous sont point parvenus, il nous reste du moins les prénoms du temps. Elles s’appellent Thérèse ou bien Marie-Thérèse, Louise ou bien Marie-Louise, Catherine ou Marie-Catherine, Jeanne ou Marie-Jeanne, Anne ou Marie-Anne, car il y a des milliers de Marie dans cette foule du 14 juillet et des milliers de Jeanne, mais il y a aussi Geneviève, Élisabeth, Madeleine, Françoise, Gabrielle, Julienne et Marguerite, oui, elles sont toutes là, elles donnent le bras à Bock et aux deux Bocquet, à celui de Venarrey comme à celui de Dompierre. Avec Melot, elles partagent une pomme, avec Barrot, elles échangent une plaisanterie, avec La Vèze et Bournillet, un sourire. Mais on les appelle encore du nom de leur mari, femme Garnier, femme Lorion, femme Gerveau, femme Lambert, femme Blanchet, femme Jutot qui bat le linge, femme Cotin, qui picole au cabaret, femme Beaudra qui essore ses torchons, femme Quinquet qui souffle sa bougie, femme Titus qui torche son gamin, femme Navet derrière son comptoir et femme Bassin devant son lavoir. Et puis ces femmes ont des métiers; elles sont étalantes sur les trottoirs, couturières, ouvrières, polisseuses, loueuses de chaises, crieuses de vieux chapeaux, vendeuses de marée, marchandes de cannes, marchandes de fruits, marchandes d’épingles, marchandes de cierges, marchandes de crêtes de coq, marchandes de tout.

Éric Vuillard, 14 juillet, Actes Sud, 2016.

Pour les autres livres et héroïnes de la Révolution : Héroïnes de la Révolution : une anthologie – Littérature et Révolution

Image à la une: Louis Lafitte (dessinateur) et Salvatore Tresca (graveur), Frimaire, Paris, chez l’Auteur, vers 1797-1798, détail. Sur Gallica.

Une première caricature antisémite au 13e siècle ?

Sur un rôle d’imposition anglais de 1233, un scribe a dessiné une scène satirique probablement antisémite. Le décor fait apparaître deux personnages présentant des nez crochus dans ce qui semble être une reconstitution du palais de Westminster. Leur caractéristique physique est moquée par une armée de démons. L’un des diables pointe du doigt les narines des deux principaux protagonistes.
Si des doutes subsistent encore sur l’appartenance à la communauté juive des personnages dessinés, notamment parce que l’imagerie chrétienne n’a à cette époque produit que peu de représentations de Juifs ; cependant, le contexte historique de l’Angleterre en 1233 tend à accréditer cette idée.

Lire la suite de l’ article du New York review of books

Source de l’image : The National Archives, London

Plus de 3000 photos d’Annemarie Schwarzenbach en libre accès

Pionnière du reportage, Annemarie Schwarzenbach a mené une vie hors du commun pour son époque. A l’occasion du 75e anniversaire de sa mort, les Archives littéraires suisses mettent en ligne gratuitement quelques 3000 photos prises au cours de ses voyages. Une excellente initiative !

On la connaissait davantage en tant qu’auteure littéraire qu’en tant que photographe, mais à l’occasion du 75e anniversaire de la mort d’Annemarie Schwarzenbach 3000 photos sont disponibles gratuitement sur Wikimedia Commons. On y trouve des paysages, des villes, des monuments architecturaux, des voitures et la photographe-reporter elle-même.

Annemarie Schwarzenbach mena une vie extraordinairement émancipée pour son temps, voyageant seule en Espagne, dans le sud des États-Unis, en Europe du Nord, en Afrique et trois fois en Asie.

Source de l’information : Plus de 3000 photos d’Annemarie Schwarzenbach en libre accès

Référence de la photo d’en-tête : Des hommes devant les Bouddhas de Bâmiyân (1939). Annemarie Schwarzenbach – Wikimedia

La révolution d’octobre à travers les yeux des Suisses | Dodis

Le 7 novembre 1917 au soir, la légation de Suisse à Pétrograd envoie un télégraphe à Berne. «Il semble que le coup d’État des maximalistes ait réussi. Pétrograd est complètement aux mains du soviet local. Un gouvernement Lénine/Trotski est sur le point de se former. Ce soir, à 10 h, des coups de feu et des tirs d’artillerie ont retenti dans les environs du palais d’Hiver.» La missive appartient à la longue correspondance entre la délégation diplomatique suisse en Russie et les autorités fédérales. À l’occasion du centenaire de la révolution d’octobre, le centre de recherche Documents Diplomatiques Suisses (Dodis) publie ces documents officiels, permettant de revivre ces événements qui auront marqué le XXe siècle via un angle helvétique. Au cœur de ce grand imbroglio politique qui aura pour conséquence la démission d’un conseiller fédéral et une brouille de plusieurs décennies entre les deux pays, un personnage: le conseiller d’État genevois Édouard Odier, l’un des fondateurs de la légation de Suisse en Russie.

Le Ministre de Suisse à Pétrograd, E. Odier, au Chef du Département politique, A. Hoffmann
Le Ministre de Suisse à Pétrograd, E. Odier, au Chef du Département politique, A. Hoffmann
Political report (RP)
Rapport sur la situation politique en Russie. Odier ne croit ni à un changement dynastique ni à une révolution sociale. Source : http://dodis.ch/43533

Le dossier préparé par les Documents diplomatiques suisses permet de reconstituer l’histoire conflictuelle des relations entre la Suisse et le Russie entre 1917 et 1923. C’est à cette date que l’affaire Conradi parachèvera la rupture entre Berne et Moscou1.

Le dossier : e-Dossier: La Suisse et la révolution russe

Référence image d’en-tête : La Légation de Suisse à Berlin à la Division des Affaires étrangères du Département politique. Telegram (T). Les Affaires étrangères mettent en garde contre les représentants russes devant être envoyés en Suisse. Lien : http://dodis.ch/43660

  1. Le 10 mai 1923, le Suisse de Russie Maurice Conradi abat un diplomate russe devant l’Hôtel Cecil, à Lausanne. Maurice Conradi est le fils d’un industriel ruiné par la révolution russe, qui veut venger son père et son oncle tués par les bolcheviks. Bien que le Conseil fédéral condamne fermement l’assassinat, il le juge comme un crime mû par des motifs privés et refuse de le qualifier de «crime d’État», au grand dam de Moscou. Au procès, l’affaire est mise en perspective avec le destin tragique de sa famille, la souffrance des Suisses de Russie et les victimes des bolcheviks. L’acquittement de Conradi, en novembre 1923, rompt définitivement le contact entre la Russie et la Suisse. Les relations ne reprendront qu’en 1946. ↩

L’éducation civique laissée à elle même en Europe

Si l’éducation civique figure dans la plupart des systèmes éducatifs européens, son importance varie selon les pays , explique une nouvelle étude d’Eurydice. « Les autorités éducatives accordent moins d’attention à l’éducation civique dans l’enseigneemnt professionnel que dans l’enseignement général », note par exemple l’étude qui relève aussi du flou dans le pilotage de cette éducation. Partout l’éducation civique est basée sur 4 objectifs : construire avec les autres, avoir une pensée critique, agir de façon responsable et agir démocratiquement.

L’étude: https://webgate.ec.europa.eu/fpfis/mwikis/eurydice/index.php/Publications:Citizenship_Education_at_School_in_Europe_%E2%80%93_2017

Source : L’éducation civique laissée à elle même en Europe

L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert disponible intégralement en ligne

Pas moins de 6 années auront été nécessaires pour un travail de conservation et de collaboration sans précédent : l’Encyclopédie de Diderot, d’Alembert et Jaucourt est désormais disponible en ligne sur le site de l’Académie des Sciences, pour la première fois enrichie d’un appareil critique inédit. Une exposition à la bibliothèque Mazarine met en regard édition originale et édition numérique.

Crédit photo : ENCCRE / Bibliothèque Mazarine

Lire la suite : L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert disponible intégralement en ligne

Pour accéder à L’Encyclopédie, allez sur le site dédié.

Antiquité et cinéma : 1. Egypte 2. Rome

Le blog « L’Antiquité au cinéma » nous promet trois billets sur cette thématique. Les deux premiers sont déjà publiés et méritent le détour. Le premier est consacré à l’Egypte antique et le deuxième à Rome. A consommer sans modération.

Le cinéma s’est très vite emparé de sujets historiques, et pourtant faire revivre des temps lointains n’est pas si aisé. Howard Hawks se plaignait amèrement pendant le tournage de Land of the pharaohs de ne pas savoir comment parlait et pensait un pharaon. La mise en scène du passé ne peut éviter le présent, du point de vue des connaissances archéologiques et historiques ou des préoccupations des artistes et du public.

Les collections  de la BnF contiennent bon nombre de films inspirés par l’Antiquité. A partir du livre d’Hervé Dumont, L’Antiquité au cinéma : vérités, légendes et manipulations, qui recense les films des origines du cinéma à 2009. Le blog « L’Antiquité au cinéma en présente un bref panorama en trois billets de blog. Voici les liens des deux premiers.

1er billet : l’Égypte. Par la durée de sa civilisation, ses prestigieux souverains et son architecture monumentale, elle s’est imposée à l’écran dès les débuts du cinéma. Lire l’article : Antiquité et cinéma : 1. L’Égypte | L’Antiquité à la BnF

Pour sa part, la Rome antique, depuis la découverte du site de Pompéi au XVIII siècle, est devenue un riche thème d’inspiration pour les artistes du XIX, notamment pour les peintres, de Jean-Léon Gérôme à Lawrence Alma Tadema. Le cinéma naissant ne pouvait que s’en emparer, ce qu’il fit dès 1896 avec Néron essayant des poisons sur des esclaves, produit par les frères Lumière (n°797) et réalisé par Georges Hatot.

Les différentes périodes de l’époque romaine sont toutes représentées à l’écran, avec cependant le poids particulier de celle des empereurs, marquée par quelques figures de dirigeants monstrueux, d’une catastrophe (l’éruption du Vésuve) et par la persécution des chrétiens, prétextes à de multiples scènes de débauche et de supplices. La suite : Antiquité et cinéma : 2. Rome | L’Antiquité à la BnF

Référence de l’image d’en-tête : Georges Méliès, le Monstre, 1903