Ce n’est pas ce qu’a dit Churchill | Slate

Dans quelques mois, à nouveau, la famille britannique royale se refera une virginité et une santé grâce à l’attirail d’un mariage. Des termes comme l’«unité nationale» et la «monarchie du peuple» circuleront librement çà et là. La quasi-totalité du capital moral de cette dynastie, plutôt étrange et un peu allemande, est investie dans le mythe, construit de toutes pièces, de sa participation à «l’heure de gloire britannique». En fait, s’il n’en avait tenu qu’à elle, cette heure de gloire n’aurait jamais eu lieu. Ce n’est pas un détail, mais une violation majeure de l’histoire – qui semble aujourd’hui glisser sans résistance vers la consécration d’un Oscar.

Auteur/autrice : Lyonel Kaufmann

Historien et blogueur

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