À travers un choix de textes de l’époque, traduits et présentés par François Baldy, ce deuxième tome

À travers un choix de textes de l’époque, traduits et présentés par François Baldy, ce deuxième tome de Conquérants et Chroniqueurs raconte l’épopée que fut la découverte des contrées situées au sud du Mexique, le Chiapas, le Guatemala, le Honduras et le Yucatán ainsi que l’expédition de Cortés qui traversa pacifiquement le Petén, depuis le Tabasco jusqu’au Río Dulce, au prix d’énormes difficultés, rencontrant des peuples et des pays alors totalement inconnus.

(via Conquérants et Chroniqueurs espagnols en pays Maya (1515-1697) – Livre 2 : Conquêtes » Le blog de l’histoire – Toute l’actualité de l’histoire par Passion-Histoire.net)

Le roman historique : un « art de l’éloignement » ?

Dans la continuité des travaux antérieurs sur l’écriture de l’histoire, Aude Déruelle et Alain Tassel publient les actes du colloque intitulé « Pour une approche narratologique du roman historique », qui a eu lieu à Nice du 19 au 21 mai 2005. Étudiant les rapports problématiques entre l’histoire et la fiction romanesque, l’ouvrage pose un certain nombre de questions, soulevées  en partie par Claudie Bernard dans l’introduction.

La première question est celle de la poétique du roman historique. Comment concilier en effet un vrai historique et le genre romanesque qui, cherchant à plaire à ses lecteurs, s’appuie sur le vraisemblable et met en jeu des procédés fictionnels en contradiction avec la vérité de l’écriture du factuel.

La seconde question que pose le roman historique est celle de l’historiographie. Quelle lecture et quelle conception de l’histoire nous livre la fiction romanesque ?  Le roman révèle bien souvent la conception que le romancier se fait de l’histoire, comme si la fiction se servait de l’histoire pour en dénoncer les insuffisances et les limites.

Enfin, le roman historique se sert de l’histoire dans une perspective idéologique, dans la mesure où le roman se sert du passé pour dénoncer le présent et l’histoire lointaine sert ainsi à crypter une histoire contemporaine.

La conclusion du compte-rendu indique que

Il faut aussi remarquer que le roman se sert de l’histoire plus qu’il ne la sert. D’un point de vue moral, il en montre les faiblesses en se montrant plus moral qu’elle. D’un point de vue philosophique, il en démonte les rouages en donnant du sens au chaos des événements, en niant la notion de progrès ou sa capacité à donner des leçons. Enfin, d’un point de vue poétique, cette remise en cause de l’histoire oblige le roman à innover, à se transformer tantôt pour échapper à l’invraisemblance, tantôt pour dire la faiblesse du narratif, tantôt pour mettre en valeur le personnage. C’est par son incapacité ou son absence de volonté à suivre l’histoire que le roman historique s’est paradoxalement enrichi.
Enfin, la dernière question qui se pose est celle de l’existence même de l’histoire dans ces œuvres. Roman historique ne signifie pas reproduction du réel, parce que l’histoire mise en scène est une histoire culturelle (histoire privée, fondée sur des sources secondaires), une histoire déjà passée par le prisme du rêve où domine l’émotion. Le roman historique est peut-être paradoxalement le véritable « art de l’éloignement ».

Le compte-rendu complet de l’ouvrage : Le roman historique : un « art de l’éloignement » ?.

Ce livre a pour but d’examiner l’image de Périclès dans l’historiographie du XXe siècle, époque où i

Ce livre a pour but d’examiner l’image de Périclès dans l’historiographie du XXe siècle, époque où il s’est affirmé comme le grand nom et le grand symbole du régime démocratique, de la cité d’Athènes, et même de la culture grecque ancienne en général.

Quel est le « véritable » Périclès ? Le grand démocrate de conviction et d’action, ou le grand maître de l’opportunisme en politique ? Périclès est-il seulement le premier des citoyens, ou celui qui contrôle d’une main de fer la cité et le régime ? Est-il le grand leader d’une cité unifiée, ou un dictateur ? Et ses rapports avec Aspasie, comment les qualifier ? Concubinage, dévergondage, ou un presque mariage ? Fut-il un « général pour soldats », ou celui qui a précipité sa cité et la Grèce dans une guerre désastreuse ? Un chef de Ligue qui rêvait d’une union pacifique de tous les Grecs, ou un chef impérialiste impitoyable ? Fut-il un socialiste avant la lettre, ou alors un politicien madré qui voulait acheter le peuple avec des allocations diverses ? Le bâtisseur des plus grandes merveilles du monde, ou un vaniteux corrompu qui méprisait la religion traditionnelle de sa cité ? L’éducateur de son peuple, ou l’éducateur raté de ses propres enfants ? Le plus curieux, et le plus significatif, c’est que, sur la base des mêmes sources antiques, des historiens également compétents et également de bonne foi, ont donné toutes ces réponses contradictoires. Pourquoi ? N’y a-t-il pas une vérité en Histoire ?

(via Le Présent dans le Passé – Autour de quelques Périclès du XXe siècle et de la possibilité d’une vérité en Histoire » Le blog de l’histoire – Toute l’actualité de l’histoire par Passion-Histoire.net)

Quest to learn : l’école où l’on joue à apprendre | InternetActu.net

Malgré les multiples de tentatives de réformer l’éducation en France et ailleurs, le rapport entre l’élève, le professeur et la connaissance n’a guère changé : l’enseignant reste l’unique diffuseur du savoir. Quant à l’intégration des technologies, elle se limite souvent à la salle d’informatique où l’on apprend péniblement quelques fonctionnalités de Word. Ne parlons même pas des jeux vidéos, qui restent le grand Satan. Autant d’attitudes dont Katie Salen prend le contrepied.

Katie Salen lors de la conférence Hacking Education organisée par l’Union Square Ventures en 2009.

Dans le cadre des rencontres organisées par le CRI (Centre de recherche interdisciplinaire), autour des nouveaux modèles d’apprentissage à l’école et de la place de l’enfant, elle a défendu le rôle de la technologie dans l’élaboration de projets communs dans lesquels l’expertise des élèves est reconnue au même titre que celle du professeur.

Cette conceptrice de jeux a créé en 2009, à New York, l’école Quest to learn, un établissement public, qui n’accueille donc pas forcément des enfants issus de familles privilégiées.

En histoire, Quest to learn a ainsi développé des projets ludiques, comme celui de “l’espion spartiate” (.pdf) :

Cette mission demande aux élèves de voyager dans le temps, vers la Grèce antique et la naissance de la première démocratie du monde, et d’étudier le moment ou Sparte doit prendre une décision concernant les relations avec Athènes. Ils devront étudier les différences entre Sparte et Athènes et examiner le rôle de la géographie dans le développement des sociétés et des relations qu’elles entretiennent entre elles. Ils se pencheront également sur les événements historiques spécifiques qui ont affecté les Cités Etats avant 432 av. J.-C.. Ils s’attacheront à créer et livrer un document de politique générale à la direction de Sparte (le Conseil des Anciens) indiquant quelle stratégie est la meilleure. Et ce, en utilisant des preuves pour étayer leurs idées. Afin de les aider à construire leur argumentaire, les jeunes s’immergeront dans différentes simulations numériques afin d’étudier les possibles ramifications de leurs décisions. La présentation finale (devant le Conseil des Anciens) les amènera à collaborer avec d’autres étudiants, à recueillir des faits provenant de sources multiples et à examiner plusieurs points de vue.

La suite : Quest to learn : l’école où l’on joue à apprendre « InternetActu.net.

Crédit photographique : Katie Salen lors de la conférence Hacking Education organisée par l’Union Square Ventures en 2009.

L’IMAGE EN COURS D’HISTOIRE – CRDP de l’académie de LYON

Cette première expérimentation m’a permis de comprendre à quel point on ne pouvait pas en tant qu’enseignant ignorer les références culturelles des élèves, leurs représentations, le présent, leur présent. C’est, en effet, seulement à partir du moment où j’ai fait référence aux journaux télévisés que les élèves ont compris la notion de différence de point de vue.

« Sevrage numérique » et/ou éducation ? « Veille et Analyse TICE

Les opérations de « sevrage numérique » sont le signe de la désorientation du monde adulte. Elles ne sont pas inutiles, mais elles sont limitées. Les opérations de formation et d’éducation sont les inscriptions instituées de cette désorientation en essayant de mettre du cadre. Mais ce dont on manque de manière fondamentale, c’est ce que les jeunes nous enseignent : la nécessité constante, permanente, tout au long de la vie de construire le sens du monde qui nous entoure.

Comment Hitler a-t-il conquis le pouvoir ? Tous les Allemands étaient-ils nazis ?

Comment Hitler a-t-il conquis le pouvoir ? Tous les Allemands étaient-ils nazis ? Le Grand Capital l’a-t-il soutenu ? L’antisémitisme allemand menait-il à l’extermination ? Les réponses des plus grands spécialistes, parmi lesquels Philippe Burrin, Ian Kershaw, Saul Friedländer et Jean-Pierre Azéma.

Le livre (ePub) :  https://www.numilog.com/Pages/Livres/Fiche.aspx?LIVRE_ID=89244

L'IMAGE EN COURS D'HISTOIRE – CRDP de l’académie de LYON

L’idée que les images sont plus simples à lire, à comprendre et à analyser doit être nuancée. Evoquer la culture des élèves principalement basée sur les images n’est pas suffisant. Certes ils ont des références culturelles liées à la télévision ou au cinéma mais ils conservent une grande part de culture écrite et même scolaire car largement diffusée par l’école. Le travail comparatif entre la peinture représentant la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et les articles montre que ce n’est pas tant la nature du document qui importe, mais bien plutôt l’accompagnement, le questionnement de l’enseignant, les réponses et les questions des élèves qui sont déterminants.

Excellent travail de mémoire professionnel  d’Aida Kharkhache (IUFM de Lyon, site de Bourg en Bresse) portant sur l’utilisation de l’image en classe au travers de quatre activités portant sur la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, la chute de la monarchie, une caricature de Plantu et le sacre de Napoléon. Le texte résume la démarche et les activités réalisées.

via L’IMAGE EN COURS D’HISTOIRE – CRDP de l’académie de LYON.

Franco « rigoureux et efficace » ? Une bio fait scandale en Espagne | Rue89

Point de dictateur : Francisco Franco était un « chef rigoureux et efficace », selon un volumineux dictionnaire biographique financé par des fonds publics qui secoue l’Espagne.

Les extraits rapportés par l’article de Rue89 sont édifiants en eux-mêmes:

« Le courage et le sang froid qu’il montrait sur le champ [de bataille] l’a vite rendu célèbre »

« Une longue guerre de près de trois ans lui permit de vaincre un ennemi qui, en principe, comptait sur des forces plus grandes.

Pour se faire […] et compte tenu de l’hostilité de la France et de la Russie, il dut établir des engagements étroits avec l’Italie et l’Allemagne. »

Par ailleurs, le régime franquiste était « autoritaire et non totalitaire »,et  le terme de « dictateur » n’apparaît à aucun moment. Aucune mention non plus n’est faite à la répression franquiste pendant et après le conflit. Pourtant,

l’instruction avortée du juge Baltasar Garzón sur les crimes du franquisme avait eu le temps de recenser au moins 110 000 victimes encore disparues aujourd’hui.

Dans le fond, le résultat n’est guère étonnant lorsque l’on apprend que l’auteur de l’article, Luis Suárez est «un historien spécialiste de l’époque médiévale ayant de bonnes relations avec la famille Franco.»

Devant le scandale,  la vénérable Académie Royale d’Histoire (RAH dans ses sigles espagnols) —financés par 6,4 millions d’euros de subventions publiques— devrait cependant amender la version électronique des biographies les plus polémiques et de corriger les futures éditions en version papier.

L’article complet :  Franco « rigoureux et efficace » ? Une bio fait scandale en Espagne | Rue89.

Comment parler de l’Europe ? Peut-être en commençant par restituer la mosaïque des controverses

Comment parler de l’Europe ? Peut-être en commençant par restituer la mosaïque des controverses qui agitent l’histoire de sa construction. De l’Europe, il n’y a pas qu’un seul récit, mais une pluralité d’histoires, qui s’énoncent à partir d’espaces publics nationaux.

Le compte-rendu de l’ouvrage : L’Europe et ses récits – La Vie des idées